Journée données ouvertes internationale - 23 février 2013
Les données ouvertes, qu'est-ce que c'est?
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Ceci est une entrevue avec le créateur de Transit App, Sam Vermette.

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Qu’est que l’application “Transit”, et combien de réseaux de transport couvre-t-elle?

Transit est une application iPhone visant à faciliter l’accès au transport en commun à Montréal et dans 36 autres villes en Amérique du Nord. Ce qui démarque Transit par rapport à ses concurrents, c’est qu’elle nécessite très peu d’interaction afin d’obtenir l’information recherchée. En utilisant la géo-localisation de l’appareil et en affichant l’information de manière simple et visuelle, l’usager a un accès instantané aux horaires de lignes à proximité.
Transit possède également un planificateur de trajet, qui permet de connaître le moyen le plus rapide de voyager du point A ou point B. Étant donné que Transit fonctionne avec plus de 100 sociétés de transport en Amérique du Nord, celui-ci est multimodale et comprend tous les moyens de transport public disponibles. À Montréal par exemple, le planificateur de trajet intègre les bus et le métro de la STM, mais également les trains de banlieue de l’AMT, les sociétés de transport de Laval et Longueuil, ainsi que toutes celles des couronnes nord et sud de l’ile.

Comment est-ce que cette application tire parti des données ouvertes?


Transit est propulsé par les données ouvertes de 102 sociétés de transport, publiées dans le format GTFS (Google Transit Feed Specification, mis sur pied par Google en 2005 afin de faciliter l’échange de données liées au transport en commun: lignes, arrêts, trajets, horaires, etc). Les données sont normalisées (doublons, formatage des noms d’arrêts et trajets) et ensuite importées sur un serveur auquel l’application vient se connecter. Cette infrastructure évite que l’application requiert le téléchargement de données lors de la première utilisation, comme c’est souvent le cas avec les applications de transport en commun.

Transit utilise également les données en temps réel de plus de 40 sociétés de transport, permettant une précision accrue des horaires et de l’emplacement des véhicules. Au Canada, ces données sont disponibles dans la plupart des grandes villes: Toronto, Vancouver, Ottawa, Winnipeg. Malheureusement, au Québec, pour l’instant seul la Société de transport de Laval offre du temps réel aux développeurs. La STM et la RTC ont cependant récemment annoncés que de telles données seraient disponible d’ici quelques années.

Quels sont les principaux défis dans la création d’une entreprise basée sur les données ouvertes?

Le plus grand défie est sans aucun doute de devoir travailler avec les institutions bureaucratiques majeures que sont la plupart des sociétés de transport. Plusieurs d’entre elles saisissent encore mal les enjeux des données ouvertes, et il semble s’agir pour eux d’un simple exercice de relations publiques sans réelle intention d’améliorer l’accessibilité de leur service par le développement d’applications tierces.

Étant donnée que les horaires de transport en commun tendent à changer régulièrement (habituellement 3 ou 4 fois par année), il est fréquent de devoir contacter les société de transport afin qu’elle mettent disponible de nouvelles données à jour. Dans certains cas, on peut attendre jusqu’à un mois ou 2 avant que cela se produise. Pendant ce temps, ce sont les usagers qui subissent les conséquences d’horaires et trajets potentiellement erronés. Et très souvent, celui-ci saisi mal qu’une application de transport en commun n’est pas développé par la dite société de transport, mais utilise simplement les données ouvertes par celle-ci. Dans la plupart des cas, la faute retombe donc sur le développeur qui induit l’usager en erreur à travers son application plutôt que la société de transport qui omet de mettre à jour ses données.

Comment est-ce que les réseaux de transport peuvent encourager la création d’applications?


Plusieurs sociétés de transport doivent tout d’abord mieux saisir l’importance que jouent les applications tierces dans l’accessibilité de leur service. Les plus conservatrices y voient encore une canibalisation de revenues potentiels. Dans les faits, c’est plutôt l’inverse qui se produit. Si le transport en commun devient plus populaire année après année, c’est entre autres grâce au large éventail d’applications aujourd’hui disponible, qui améliorent l’accessibilité du transport en commun en tant que tel. Encore mieux, ces applications ne coutent absolument rien aux sociétés de transport, si ce n’est que l’ouverture et le maintien des données ouvertes.

Dans cette perspective, le rôle principal de la société de transport devrait être de fournir des données de qualité aux développeurs, afin que ceux-ci puissent développer de bonnes applications communicant des informations justes et à jour. La société de transport doit également ouvrir un canal de communication avec la communauté de développeurs, afin d’être à l’écoute de celle-ci, qui est la mieux placée pour donner du feedback pour l’amélioration de la qualité de ses données.
Des concours et hackathons peuvent également être organisés afin d’inciter et accélérer le développement d’applications utilisant ces données. À un niveau plus avancé, il est également dans l’intérêt d’une société de transport de rendre disponible une charte graphique (couleurs et symboles utilisés pour l’identification de lignes, par exemple) afin d’aider le développeur à concevoir une interface intuitive et consistante avec la signalétique extérieure du réseau.

Est-ce que vous savez si cette application a encouragé des personnes qui n’utilisent pas d’habitude le réseau de transport public à l’utiliser?

Nous recevons régulièrement des commentaires d’usagers ayant reçu leur baptême du transport en commun avec Transit. D’autres évoquent leur appréhension face à la complexité des réseaux de transport en commun, qui s’avère grandement réduite grâce à Transit. Tel que mentionné plus tôt, il va sans dire que les applications mobiles et les données ouvertes en général améliore l’accessibilité d’un service. Dans le cas de Transit, je crois que nous avons réussi à créer une interface simple et attrayante, réduisant au maximum la friction entre l’utilisateur et le transport en commun lui-même.

Puisqu’elle fonctionne dans plusieurs villes, cela permet également un apprivoisement rapide du transport en commun à l’étranger. Plutôt que d’avoir à rechercher, télécharger et apprendre à utiliser une nouvelle application en voyage, Transit permet la même utilisation dans toutes les villes supportées. L’utilisation des couleurs et symboles graphiques, servant de repères avec le monde réel, contribue à la facilité d’apprivoiser l’application.

Avez-vous d’autres commentaires sur les données ouvertes et le monde des applications de transport?

En banlieue comme en ville, le citoyen devrait voir le transport en commun comme une manière intelligente et responsable de voyager. Pour se faire, celui-ci se doit d’être rapide et fiable mais également facilement accessible.

À travers l’ouverture de ses données, une société de transport délègue une partie majeure de la problématique de l’accessibilité du service aux développeurs d’applications. Elle devrait y avoir là une opportunité pour elle de concentrer ses énergies sur l’amélioration de son service en tant que tel (fréquence de passages, rénovation des véhicules, accessibilité aux personnes à mobilité réduire), ce qui répond par le fait même à l’augmentation d’achalandage amenée par les données ouvertes.

Il est grand temps pour toutes les institutions de saisir que l’ouverture des données va au delà du buzz médiatique et de l’intérêt d’une poignée de bidouilleurs; celle-ci amène le développement de nouveaux outils qui améliorent réellement le quotidien de millions de citoyens.

À sa séance du 28 février 2013, le Conseil d’agglomération de Montréal a pris connaissance du Bilan sur l’ouverture des données de la Ville de Montréal et a adopté les recommandations, soit :

Montréal Ouvert est très content d’annoncer que la Ville de Montréal commanditera l’événement Journée internationale données ouvertes à Montréal.

Inscrivez-vous ici.

Le 27 octobre 2011, la Ville de Montréal est devenue la première municipalité au Québec à ouvrir ses données sur le portail web donnees.ville.montreal.qc.ca. L’ouverture des données favorise la participation citoyenne aux activités démocratiques en cette époque du Web 2.0 et représente un geste concret qui vise à encourager les initiatives de développement économique, culturel, technologique et social. La Ville de Montréal souhaite souligner la Journée mondiale des données ouvertes en soutenant l’événement du 23 février organisé par Montréal Ouvert à SAT.

Qui êtes vous?

Mon nom est Mudar Noufal. Je suis développeur mobile et web. C’est par curiosité que j’ai participé à une première rencontre de Montréal Ouvert où j’ai rencontré des gens passionnés pleins d’idées et de volonté. Ils m’ont donné le goût de m’investir et aujourd’hui c’est la troisième application de données ouvertes que je publie, pour les téléphones intelligents Android.

Qu’est-ce que Park Catcher – Capteur de stationnement?

Capteur de stationnement est un guide de stationnement à Montréal. L’application permet de trouver facilement un stationnement gratuit dans la rue résidentielle la plus proche. Par exemple : où stationner le jeudi soir pour une durée de cinq heures?

Actuellement, le projet comprend trois volets : un site web, une application Android et un API (qui permettra à d’autres développeurs de réutiliser ces données pour leur propre projet). Et dans l’état d’esprit du logiciel libre ou open-source, le code source est également disponible.

Aussi, le site web présente un jeu-questionnaire pour apprendre le règlement du stationnement tout en s’amusant !

Pourquoi avoir fait ce projet?

L’idée du projet est née un soir, avec des amis, où nous avions passé de longues minutes à essayer de deviner s’il était possible de stationner à l’endroit où nous étions. Le lendemain, un ticket de stationnement de 45 $ nous attendait… C’était un rappel de la complexité de nos panneaux de stationnement et qu’une telle application nous aurait été utile !

Quelques semaines plus tard, la ville de Montréal lançait le Portail données ouvertes et les suggestions étaient les bienvenues. L’idée d’une application de stationnement me semblait d’autant plus intéressante que l’obtention de la publication de ces données de stationnement représentait d’un vrai défi administratif.

Un an et demi plus tard, les choses ont bienavancé : les données de stationnement ont été et ont suscité beaucoup d’intérêt. Plusieurs applications commerciales semblables existent pour iPhone et Android, et lors du dernier hackathon HackTaVille c’est HackTonStationnement qui a remporté le prix du projet le plus prometteur.

Les données sont-elles complètes et à jour?

Les données actuelles couvrent une grande partie de l’Île de Montréal : 15 arrondissements sur 19. La principale difficulté de ce projet découle du fait que les données appartiennent aux arrondissements, sous la gestion de la ville centrale. Il fallait donc se tourner vers le représentant de chaque arrondissement pour obtenir la publication de ces données. Techniquement, les données manquent de constance étant donné que chaque arrondissement est responsable de son règlement de stationnement, et qu’ils n’utilisent pas les mêmes codes ou panneaux de signalisation.

Aujourd’hui, il reste encore quelques données supplémentaires à inclure afin d’avoir un jeu de données complet : arrondissement, zones tarifées, ordres des panneaux… et il reste aussi à définir une procédure pour gérer les mises-à-jour régulières. J’ai confiance que tout ça devrait être réglé prochainement par l’équipe de la Ville.

Quels sont les avantages pour les citoyens?

Les avantages sont nombreux :

  • trouver plus facilement et plus rapidement un stationnement gratuit,
  • éviter de tourner en rond à la recherche d’un stationnement, donc moins de circulation dans les rues résidentielles pour environnement plus propre,
  • moins de stress pour les conducteurs et pour les résidents,
  • cette application permet aussi d’éviter les tickets de stationnement!

Quels sont les avantages pour la ville?

  • Un meilleur stationnement facilitera le travail aux équipes d’entretien de la ville et aidera à diminuer les infractions aux règlements de stationnement,
  • un système de stationnement moderne au service des citoyens peut encourager certains arrondissements retardataires à se mettre à jour en adoptant celui de la ville centrale,
  • la présentation visuelle de ces données peut aider la ville à revoir les heures du stationnement de façon plus adaptées aux besoins des citoyens.

À l’avenir, la ville pourrait également inclure les données sur le déneigement. Le système actuel est basé sur l’installation puis le retrait de panneaux amovibles qui indiquent les heures des équipes de déneigement. La publication de ces informations d’une façon électronique sera plus efficace pour la ville et réduira la confusion pour les citoyens.

Autres commentaires?

Un grand merci à toutes les personnes de la Ville de Montréal qui travaillent pour l’ouverture des données. C’est grâce à leurs efforts que de nombreux projets ont pu être réalisés avec les données disponibles sur le Portail D.O.

Et j’en profite pour inviter tout le monde à passer faire un tour le 23 février 2013 pour la journée internationale des données ouvertes – et pas besoin d’être un développeur !

 

Email : mn@mudar.ca

Web FR : http://www.capteurdestationnement.com/

Web EN : http://www.parkcatcher.com/

Android : http://play.google.com/store/apps/details?id=ca.mudar.parkcatcher

Code source : http://github.com/mudar/ParkCatcher

API : http://github.com/mudar/ParkCatcher/wiki/API

 

Il y a quelques jours nous avons demandé à la communauté de soumettre leurs demandes concernant les jeux de données que la Ville devrait publier. Vous avez été nombreux à nous répondre, merci pour votre soutien.

Vous trouverez ci-dessous la liste compilée qui a été soumis à la Ville. Évidemment, il n’y a pas de promesse de résultat, mais plusieurs demandes semblaient en ligne avec le travail qui se fait à l’interne.

(Note: quelques remarques sur cette compilation et le fonctionnement de la Table de concertation sur les données ouvertes plus bas)

Données culturelles & pratiques

  • Heures d’ouvertures et activités des piscines
  • Activités organisées ou chapeautées par le ville (activités culturelles, bibliothèques, maisons de la culture, camps de jours, etc.)
  • Plan de déneigement incluant les heures avec interdiction de stationner.
  • Données historiques du service 311 de la ville (quelques années)
  • Données d’accessibilité physique des bâtiments de la Ville & évaluation des données d’accessibilité physique que la Ville pourrait détenir (service des permis)

Données politiques et budgétaires

  • Procès verbaux dans un format plus utilisable que PDF (incluant les arrondissements)
  • Informations budgétaires sur les plans d’immobilisation de la ville-centre et des arrondissements avec les projets financés
  • Informations budgétaires des arrondissements
  • Information des remboursements de dépenses des élus et employés de la ville
  • Permis de construction et de modification accordés par le Ville
  • Accès aux appels d’offre et aux soumissions déposées, incluant les travaux publics et les contrats informatiques

Données environnementales

  • Données en temps réel et historiques de la qualité de l’air à Montréal
  • Données sur la qualité de l’eau
  • Données des relâchements d’eau de pluie dans le Saint-Laurent
  • Inventaire des gaz à effet de serre de la Ville
  • Bilan des matières résiduelles
  • Consommation énergétique des bâtiments
  • Inventaire eau et air
  • Liste des arbres sur le territoire de la ville

Données géographiques/toponymiques

  • Empruntes au sol des bâtiments pour Montréal
  • Zonage, cadastre et informations territoriales
  • Parcelles non utilisées/vacantes
  • Fiches toponymiques
  • Adresses civiques de la Ville de Montréal

Note sur les demandes de données

Nous avons été oublié d’exclure quelques demandes dont nous savons que la Ville ne peut rien faire:

  • STM: Le groupe de travail sur les données ouvertes n’a aucune prise sur cette organisation. Donc pour avoir des données à ce niveau, il faut communiquer directement avec la STM. Ceci dit, pour ceux qui ont demandé des données en temps réel de déplacement de bus, sachez que la STM a un projet en cours, qui s’appelle iBus (le projet couvre d’autres choses). Ça va encore prendre un peu de temps avant d’être disponible, le contrat vient à peine d’être donné.
  • Bixi: Pareil que la STM, le groupe de travail n’a aucun levier sur Bixi. Ça fait plusieurs fois que le point est soulevé et nous savons que ça ne sert à rien d’adresser cette demande.
  • Villes hors de Montréal: La Ville n’est pas vraiment en mesure d’obtenir ou d’inciter d’autres villes à ouvrir leurs données.

Explications sur la table de concertation

Plusieurs personnes ont posé des questions sur la Table, donc voici quelques explication

- La table de concertation regroupe 12 personnes: 6 employés Ville, 6 représentant de la communauté.

- Les 6 représentants de la communauté ont été cooptés/élus lors d’une rencontre plénière qui a eu lieu en Avril dernier.

- Les 6 représentants de la communauté sont 2 communautaires, 2 académiques et 2 entreprises (parmi les noms que vous êtes susceptibles de connaitres, il y a Catherine Roy, Montréal Ouvert (habituellement par Jean-Noé), Nord Ouvert (James McKinney ou moi-même) et Nicolas Saunier.

- La table se réunit tous les 2 mois environs pour discuter différents sujets liés aux données ouvertes. À titre d’exemple, les questions discutées lors de la dernière rencontre étaient l’écosystème autour des données ouvertes à Montréal et comment utiliser les données ouvertes comme levier d’innovation pour Montréal.

La Table de concertation sur les données ouvertes de la Ville de Montréal se rencontre demain, le 23 janvier, en fin d’après-midi. Nous vous rappellons que MontréalOuvert y représente la société civile. Ce mécanisme consultatif est unique au monde, alors profitons-en! Nous dépendons de vous pour nous fournir des demandes de jeux de données, faute de quoi il ne faudra pas se plaindre que la Ville n’en n’ouvre pas assez. Nous vous encourageons à nous contacter d’ici demain midi. Jean-Noé Landry, le représentant de MontréalOuvert, vous contactera après la rencontre pour vous résumer comment la Ville a répondu à votre requête. Écrivez-nous! info@montrealouvert.net

Voici une entrevue avec Stéphane Guidoin, créateur de Yull311, il peut être rejoint à stephane@opennorth.ca

Qu’est-ce que Yul311? Qu’est-ce que Open311?

Le service téléphonique 311 permet aux citoyens d’adresser à la Ville de Montréal des demandes de services et des plaintes (matériel déficient, nids de poules, dépôt d’ordures illégal, etc). Yul311 est une initiative citoyenne, non affiliée à la Ville, démontrant ce que pourrait être un service 311 en ligne où les citoyens peuvent soumettre leur requête par internet ou à partir de leur téléphone mobile.

Yul311 est basé sur Open311, un format standard créé aux États-Unis et visant à simplifier et à uniformiser les systèmes 311 en ligne. Une des spécificités d’Open311 est de rendre l’ensemble des requêtes d’une ville disponibles à tous selon la logique de données ouvertes.

Pourquoi avoir fait ce projet?

Plusieurs municipalités et organisation utilisant open311 ont développé des logiciels à code ouvert (open source) pour leur propre besoin. Partant de cela, il devient très facile de reprendre ces logiciels et de les appliquer pour n’importe quelle municipalité. Étant donné mon expérience avec le service téléphonique 311 (et le fait que je ne suis pas un fan du téléphone), je me suis dit qu’il serait intéressant de faire une démonstration d’Open311 appliquée à Montréal. Par la bande, cela permet aussi de démontrer la pertinence et la puissance des logiciels à code ouvert dans le contexte de services publics.

Quelles autres villes utilisent Open311? Comment Montréal se compare à cela?

Plusieurs villes utilisent Open311, autant des grosses comme San Francisco, Toronto ou Baltimore que des plus petites comme Bloomington dans l’Indiana, en tout cela représente une trentaine de municipalités. En terme de services aux citoyens, Montréal est l’une des seules au Québec à offrir un service téléphonique unifié ce qui est déjà beaucoup, mais la capacité d’offrir un service en ligne est clairement à une autre échelle.

Quels sont les avantages pour les citoyens?

L’avantage le plus direct est de pouvoir soumettre des requêtes 311 via des outils numériques (site web, plateforme mobile) plutôt que par le téléphone. Ceci allège une partie des désagréments liés service téléphonique comme le besoin d’être en situation de faire un appel et l’attente que cela implique souvent.

L’une des principales raison d’adoption est également la transparence: en rendant l’information disponible pour tous, il devient possible pour les citoyens d’accéder à l’ensemble des requêtes en cours et de voir à quel rythmes ces dernières sont répondues. Sauf cas particulier, il est actuellement nécessaire de rappeler pour savoir si une requête a été traité alors que l’information devient disponible pour tous avec un système open311.

Quels sont les avantages pour la ville?

Open311 rend l’ensemble du processus de traitement des requêtes asynchrone: il est moins nécessaire d’avoir des employés prêt à répondre immédiatement et les requêtes peuvent être traitées de manière groupée et selon la disponibilité du personnel. Par ailleurs, Yul311 fournit directement les informations de localisation et permet de joindre une image, ce qui permet d’avoir une idée beaucoup plus précise du lieu et de l’importance de la requête.

De plus, si utilisé à suffisamment large échelle, le système peut également éviter les duplicatas de requêtes. En effet, une personne souhaitant soumettre une requête peut remarquer via le système qu’une requête similaire a déjà été soumise, et donc ne pas envoyer la sienne.

Enfin, cela peut permettre une collaboration entre citoyens comme le montre un exemple venant de Boston: Une personne un peu craintive avait aperçu un animal au fond d’une de ses poubelles. N’osant intervenir, elle a soumis une requête via le 311. Le hasard aidant, un de ses voisins a vu la requête et est allé retourné la poubelle, laissant ainsi partir l’animal. La collaboration entre citoyens est également une avenue importante à exploitée et rendue possible par Open311 (collaboration favorisée par des idées comme les snow corps de Chicago).

Quelles sont les options pour la Ville de Montréal?

L’idéal serait que la Ville adopte open311 et l’intègre à son système actuel de gestion de sorte que l’ensemble des requêtes en cours deviennent ainsi disponibles. La solution idéale serait d’utiliser une solution à code libre comme celle utilisée pour Yul311. Au cas où cette option ne pas être compatible avec le système actuellement en place, l’alternative serait de suivre l’exemple de la Ville de Toronto qui a développé un système à l’interne pour intégrer Open311.

À noter que Montréal peut également jouer un rôle de leader. À titre d’exemple, la ville de Boston a récemment émis un appel d’offre pour aider plusieurs villes du Massachusets à intégrer Open311, incluant des villes qui n’ont pas de service téléphonique 311.

Exemple d’outils basés sur Open311:

Daily Brief

Open311 Status

Bonjour à tous,

Comme nous l’avons annoncé plus tôt cette année, Jean-Noé Landry, membre co-fondateur de Montréal Ouvert, participe à la Table de concertation sur l’ouverture des données de la Ville de Montréal à titre de représentant de la société civile (la deuxième représentante est Catherine Roy du RAPLIQ).

La prochaine rencontre de la Table, prévue le 12 septembre, approche à grands pas. Nous jugeons essentiel de vous consulter pour récolter vos idées et suggestions à fin d’informer nos interventions. Il est difficile pour Montréal Ouvert de tenter de représenter les intérêts de la société civile sans votre aide.

Vous pouvez contribuer en répondant aux deux questions suivantes qui seront abordées avec les membres de la Table de concertation lors de la prochaine rencontre:

1. Comment la Ville pourrait améliorer le portail de donnée ouvertes de la Ville de Montréal?

2. Quels sont vos besoins de données ouvertes? Vos besoins peuvent avoir changés depuis la première rencontre de la Table ce printemps.

Aidez nous à communiquer vos requêtes directement à la Ville.

Veuillez nous écrire avant la fin de la journée, dimanche le 9 septembre, 2012. Merci beaucoup de prendre le temps de rester en contact avec nous. info@montrealouvert.net

Finalement, sachez que vos deux représentants de la société civile organiseront cette automne une activité de consultation pour ceux qui souhaitent contribuer au succès de ce processus de concertation avec les instances de la Ville de Montréal. Détails à suivre prochainement.

Chaleureusement,

L’équipe de Montréal Ouvert

En décembre dernier, des centaines de personnes se sont rassemblées à la Maison du Développement durable pour participer au TranspoCamp, une unconference dédiée aux transports. Durant cet événement, un hackathon avait eu lieu autour des données de transport.

Cette année, le TranspoCamp sera de retour (le 21 septembre) mais nous avons un peu modifié la formule en tenant le hackathon quelques semaines plus tôt. C’est ainsi qu’est né HackTaVille qui se tiendra le 8 septembre. Le focus a été quelque peu élargi en ajoutant aux questions de transport, celles de planification urbaine et de développement durable. Organisé notamment par Nord Ouvert, et l’Université McGill et l’École Polytechnique, l’événement se tiendra de manière symbolique à McGill pour inviter le monde universitaire à partager leurs expériences dans ces domaines… et pour les attirer du coté citoyens de leurs disciplines. Nous comptons aussi sur la présence d’experts et des professionnels venant des institutions publiques.

Dans cette lignée d’échanges, des ateliers seront organisés en parallèle du hackathon. L’objectif principal est de démontrer la pertinence de l’approche hacker/bidouilleur et des outils informatiques en transport et en planification urbaine. Cela permettra aux spécialistes et amateurs de ces domaines de comprendre ce qu’ils peuvent faire avec les outils (souvent open source) et les données (elles aussi ouvertes!) à leur disposition.

Comme souvent, plusieurs ensembles de données seront libérés à l’occasion de l’événement. Nous sommes encore en cours de discussion avec certaines organisations, mais certains jeux de données peuvent d’ores et déjà être annoncés: les données de stationnement sur rue de la Ville de Montréal ainsi que la liste exhaustive des arbres sur le territoire public. Les données géospatiales d’utilisation du territoire (résidentiel, commercial, etc.) pour la région métropolitaine seront également disponibles. Enfin, un jeu de données collecté par un citoyen et concernant le remplissage des bornes Bixi sera disponible.

Tel que mentionné, cet événement s’inscrit dans la lignée du TranspoCamp qui aura lieu 2 semaines plus tard. Parmi d’autres choses, les participants du hackathon seront invités à présenter leurs développements et leur vision aux participants du camp.

Pour plus d’information, vous pouvez visiter le site HackTaVille et vous inscrire.

Montréal, le 30 juin 2012 – Une trentaine d’individus étaient au rendez-vous aujourd’hui pour la première activité de collecte de données sur l’accessibilité pour le projet Montréal Accessible. Cette activité a permis de répertorier le niveau d’accessibilité pour les personnes handicapées et à mobilité réduite de plus de 150 commerces et établissements publics situés sur la Plaza Saint-Hubert.

Les participants, de tous horizons (personnes handicapées ou à mobilité réduite, développeurs logiciels, experts en données ouvertes et citoyens concernés), ont passé l’après-midi à visiter les divers restaurants, boutiques et autres commerces sur la Plaza afin d’en évaluer l’accessibilité et de sensibiliser les propriétaires aux avantages socioéconomiques d’assurer l’accessibilité des lieux. En fin d’après-midi, ils ont été récompensés en allant prendre un verre sur une terrasse accessible de la Plaza, au bar Le Petit Medley.

« Nous sommes très satisfaits des résultats de cette journée », explique Catherine Roy, coordonnatrice de l’initiative Montréal Accessible. « Le tout s’est fait dans un esprit de convivialité et de collaboration et a permis de récolter des données très utiles sur le niveau d’accessibilité d’un patrimoine urbain important. Nous avons très hâte de partager ces données avec l’ensemble de la communauté montréalaise. »

Montréal Accessible souhaite remercier chaleureusement les nombreux participants qui ont contribué au succès de cette activité. Un grand merci aussi à Madame Jocelyn-Ann Campbell, conseillère de la ville, district de Saint-Sulpice, et responsable de la politique d’accessibilité universelle de la Ville d Montréal pour sa participation. Et finalement, merci également à la Société de développement commerciale de la Plaza Saint-Hubert pour leur collaboration.

À propos de Montréal Accessible

Montréal Accessible est une initiative conjointe entre le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec, Montréal Ouvert et Nord Ouvert. Cette initiative vise à mettre les développements en matière de données ouvertes au service des personnes handicapées et à mobilité réduite. Son objectif : à l’aide des données ouvertes et du crowdsourcing, collaborer à l’information disponible sur l’accessibilité architecturale de l’espace collectif.