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Les données ouvertes, qu'est-ce que c'est?
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Le 27 octobre 2011, la Ville de Montréal est devenue la première municipalité au Québec à ouvrir ses données sur le portail web www.donnees.ville.montreal.qc.ca. En prenant cette décision sans précédant, la Ville de Montréal s’est aussi donné comme mandat de faire la promotion de l’ouverture de ses données en étroite collaboration avec le milieu.

Pour y arriver, la Ville souhaite mettre sur pied une Table de concertation qui servira d’interface entre l’administration et les citoyens de tout horizon ayant intérêt pour les données ouvertes. La Ville souhaite que cette Table joue un rôle “d’accélérateur d’initiatives civiques”, c’est-à-dire qu’elle puisse faciliter la mise en oeuvre de projets citoyens en lien avec l’ouverture des données municipales.

Nous félicitons la Ville pour cette démarche concrète. La première rencontre aura lieu le mercredi 25 avril prochain, et l’équipe de Montréal Ouvert sera au rendez-vous pour continuer d’assurer la place des citoyens dans ce domaine de notre gouvernance.

La Ville propose que la Table soit composée de 12 membres. La Table sera présidée par un représentant de la Ville, avec 6 membres de l’administration municipale et 6 autres membres désignés à l’assemblée plénière le 25 avril à 16 h à la Salle des Écluses au 801 Brennan, Montréal. Les modalités seront discutées à cette occasion. Un équilibre de représentation entre les différents secteurs (communautaires, entrepreneurs, institutions) est souhaité.

L’équipe de Montréal Ouvert a pris le temps de consulter les membres les plus actifs (et disponibles pour cet engagement) dans son réseau et compte proposer les représentants suivants :

1. Jean-Noé Landry (Montréal Ouvert, Québec Ouvert)
2. Catherine Roy (montrealaccessible.ca, RAPLIQ)
3. Stéphane Guidoin (Nord Ouvert, zonecone.ca)
4. Pascoal Gomes (Centre d’écologie urbaine)
5. Jean-Michel Marcotte (patinermontreal.ca, Sparko)

Toutes ces personnes ont démontré un engagement continu dans le mouvement des données ouvertes à Montréal. Pour sa part, le Centre d’écologie urbaine est un leader dans la démocratisation de la Ville en appuyant la démocratie participative. Sa présence est importante pour accroître l’engagement citoyen dans l’ouverture des données

Nous comptons sur votre appui pour cette proposition et espérons que vous partagez notre enthousiasme.

Montréal Ouvert s’engage à vous tenir au courant des rencontres de la Table de concertation sur l’ouverture des données de la Ville Montréal. Attendez-vous aussi à être consulté(e) sur des questions et des enjeux soulevés lors de ces rencontres. La qualité de nos interventions dépendra de nos échanges et de notre habileté à travailler ensemble.

Les développeurs à Montréal souhaitent organiser un minihackathon à Station-C le 12, 19 ou 26 mai. S’il vous plaît, indiquez vos préférences ici : http://doodle.com/fck9trkn5spvzz8s

Ce billet est écrit par Stéphane Guidoin de l’organisation Nord Ouvert.

La STM ouvre ses données de transport

Après quelques mois de suspens, la Société de Transport de Montréal a finalement levé le voile sur ses données de transport au format GTFS. La légende voulait que le STM proposait ses données à Google depuis plusieurs années, permettant ainsi au moteur de recherche de proposer des trajets en transport en commun en exclusivité. D’ailleurs, aujourd’hui encore, la STM et l’Agence Métropolitaine de Transport réfèrent à celui qui dit ne pas être le diable pour avoir des calculs multi-modaux en transport en commun.

Le jeu de données de la STM était la pierre manquante pour couvrir l’ensemble de la métropole montréalaise. En effet, les trois autres sociétés de transport, l’AMT, la Société de Transport de Laval  et le Réseau de Transport de Longueuil proposaient déjà leur jeu de données. La STM faisait face à un défi un peu plus élevé du fait de la taille de son réseau; pour se donner une idée, le fichier de la STM est 10 fois plus volumineux que celui de la STL.

La standardisation des formats

Cette publication met de nouveau en avant la force de la standardisation dans les données ouvertes. Rappelons que le format GTFS, initialement créé par TriMet (la société de transport de Portland, Oregon) et Google est désormais utilisé par des dizaines de société de transport à travers le monde. Sur base de ce standard, un ecosystème propère et rend disponibles à tous des outils utiles. Pour le public, un des éléments visibles est la multitude d’applications mobiles qui se sont développées. Tandis que chaque réseau de transport a tendance à développer une application qui lui est propre, les applications tierses, se basant sur les données ouvertes, peuvent virtuellement couvrir le globe au complet. À titre d’exemple, alors que les applications mobiles de la STL et de la STM sont chacune limitée à leur réseau, d’autres applications comme Stopango n’ont pas de limite géographique. Ceci évite donc une fragmentation du marché ainsi qu’une multiplication inutile des applications pour les utilisateurs.

Du coté des utilisations moins visibles, les données GTFS permettent aussi l’utilisation d’outils comme OpenTripPlanner, une application open source de calcul de trajet multimodal. Lors du TranspoCamp en décembre dernier, un pilote avait été réalisé avec les données existantes. Maintenant il suffit d’ajouter les données de la STM pour avoir une couverture complète. Grâce à un format de données reconnu de tous et  à la logique open source, il est ainsi possible d’avoir un calculateur de multimodal de qualité pour quelques heures (ou journées) d’installation, le genre d’outil qui coutait une fortune à acheter ou à développer il n’y a pas si longtemps. Le fameux calculateur Tous Azimuts de la STM semble bien loin!

Si on peut remercier la STM pour cette démarche, il faut aussi savoir qu’il reste du chemin à faire, notamment avec les données en temps réel. Là encore, on peut regretter une absence de concertation entre les agences. La STL a d’ores et déjà opté pour une solution alors que la STM est actuellement en appel d’offre pour iBus (un système nettement plus complet que le suivi en temps réel) qui sera implémenté en 2014. Mais l’avantage des formats standards et ouverts, c’est que du moment que le format est respecté, peu importe comment on s’y rend!

Et la standardisation de la licence?

Principal bémol au tableau: les conditions d’utilisation. Tout comme pour les formats, il existe de quelques standards de publication des données (principalement la ODbL) ou à tout le moins de guides. Malheureusement, comme bien des acteurs, la STM a choisie d’appliquer des conditions faites maison. Selon LiberTIC, ces conditions violent plusieurs principes de base des données ouvertes. Mais surtout ces conditions rendent difficiles et hypothétique l’intégration de ces données: on y parle d’inscription obligatoire (qui n’est pas implémenté d’ailleurs, de suspension de compte discrétionnaire et de règles d’utilisation tout sauf claires.

La normalisation des formats de données permet, en théorie, d’utiliser les données de manières automatisée du moment que l’emplacement des données est connu. Cependant, ceci n’est possible que si on a un certain degré de confiance qu’on a le droit de le faire. En faisant appel à des licences standards, les développeurs d’application peuvent rapidement comprendre ce qu’ils peuvent faire ou non (les licences ouvertes faisant suite à Creative Commons ayant fait de nombreux efforts pour être accessibles au commun des mortels). A contrario, des conditions d’utilisation impliquent quasiment de faire appel à un avocat pour chaque nouvelle licence, surtout si on est une entreprise qui veut développer un modèle d’affaire sur des données de ce type. Au total on retombe, au niveau légal, dans le piège que l’on essaie d’éviter au niveau technologique en faisant de la standardisation.

Les citoyens-bidouilleurs n’hésitent pas à se faufiller dans les zones grises, mais pour une entreprise en développement, la question est nettement plus délicate. Si elle aboutit à une condamnation, la poursuite intentée par Poste Canada contre Geolytica pourrait rendre le monde beaucoup plus précautionneux, au détriment de l’innovation.

Nous travaillons présentement à ouvrir les données du gouvernement provincial avec Québec Ouvert, mais nous continuons toujours notre dialogue avec la Ville de Montréal.

Récemment, nous avons demandé à ce que la Ville de Montréal améliore la démocratie en publiant des informations supplémentaires. Nous sommes ravis du projet MaMairie.ca qui est géré par NordOuvert et qui a été commencé lors du 2e Hackathon de Montréal Ouvert. La publication des données ci-dessous aideraient largement à améliorer le site web et permettraient aux citoyens montréalais de comprendre et de participer davantage dans leur démocratie municipale.

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Certaines des données identifiées sont déjà publiques, mais dans des formats fermés alors que d’autres ne sont pas disponibles du tout. Voici une liste des données identifiées par les experts montréalais :

  1. Informations à propos des conseillers en format CSV (déjà publiées en HTML)
  2. Participation aux réunions de conseil par les élus (déjà publiée en PDF)
  3. Rémunération des élus (salaires, bénéfices, etc. déjà publiés en PDF)
  4. Participation aux votes par les élus en format CSV
  5. Les votes des élus (pour, contre) en format CSV
  6. Dépenses des élus en format CSV
  7. Minutes des réunions de conseil en format XML
  8. **  Au minimum, les motions votées lors des réunions de conseil en format CSV
  9. Agenda des réunions de conseil en format XML
  10. ** Au minimum, les motions proposées pour les réunions de conseil en format CSV
  11. Budget de la Ville en format CSV
  12. Budgets des arrondissements en format CSV
  13. Une licence pour utiliser et annoter les vidéos des réunions de conseil

Les développeurs à Montréal souhaitent organiser un minihackathon à Station-C le 24 mars, 31 mars ou 6 avril. S’il vous plaît, indiquez vos préférences ici : http://www.doodle.com/u52c2sx7czqg2mau

Gatineau organise un hackathon le 24 mars, donc on pourrait faire ça en solidarité!

lundi 20
février
2012

Linked Open Data

 

Montréal Startup Talent et Google Montréal viennent d’annoncer un prix de 3000$ (2500$ en argent) pour des projets qui touchent de problèmes montréalais et qui intègre la technologie Google +. Nous espérons que les réalisateurs des projets de données ouvertes utiliseront cette opportunité pour financer leurs projets.

Continuez à lire sur Montréal Tech Watch ici.

Toronto avance avec des ensembles de données très intéressantes.

via la ville de Toronto :

  • Freedom of Information Requests Summary (sommaire des demandes d’accès à l’information)
  • Lobbyist Registry (registre des lobbyistes)
  • Parking Tickets (contraventions de stationnements)
  • Open311 API

Ça serait formidable d’avoir ces données à Montréal!

mercredi 25
janvier
2012

Nouvelles de Montréal Ouvert

 

Une quarantaine de personnes s’étaient réunies lors de la première rencontre publique de Montréal Ouvert le 26 août, 2010, témoignant d’une reconnaissance unanime des opportunités offertes par les données ouvertes. Fort de ce consensus, nous y avions annoncé notre but d’obtenir une politique de données ouvertes pour la Ville de Montréal, et ainsi mis effectivement en place le groupe Montréal Ouvert.

C’est grâce à l’aide et à la participation de la communauté montréalaise que la Ville de Montréal a mis en place une politique et un portail de donnée ouvertes le 27 octobre 2011. Cette politique respecte les standards adoptés par d’autres villes au Canada et ailleurs — pour en savoir plus sur les thème des licences ouvertes dans le cadre municipal, nous vous invitons à consulter le rapport du CIPPIC à ce sujet.

La Ville a reconnu qu’elle avait la responsabilité, mais n’était pas propriétaire des données publiques. Les usagers et la Ville doivent maintenant s’entraider continuellement afin d’entretenir un écosystème durable et dynamique basé sur les données désormais publiées.

Nous attendons avec hâte la mise sur pied de la table de concertation qui permettra de faciliter la communication des besoins, idées, attentes, solutions, problèmes entre toutes les parties prenantes, et jouer un ainsi un rôle de catalyseur dans ce processus.

L’objectif de Montréal Ouvert étant désormais atteint, nous invitons le communautés montréalaises à prendre la relève : développeurs, concepteurs, activistes, notaires, scientifiques, journalistes, universitaires, bibliothécaires, organisateurs communautaires et citoyens — vous avez tous déjà montré votre capacité à créer et innover autour des données publiques, et nous sommes convaincus que cet élan se poursuivra.

Nous vous encourageons ainsi à vous joindre au Groupe Google « Données ouvertes Montréal » qui vous permettra de vous tenir au courant et de participer aux projets de données ouvertes à Montréal : http://groups.google.com/group/open-data-montreal — il s’agit là du nouveau point d’entrée pour la communauté.

Mais soyez rassurés, nos efforts d’ouverture des données gouvernementales ne s’arrêtent pas là pour autant! Nous sommes en période de réflexion et nous allons consulter la société technologique et démocratique québécoise pour identifier les grands défis à relever et sur lesquels nous pourrons mettre notre énergie à contribution.

Bien sûr, vous serez les premiers à être mis au courant et invités à vous joindre à la prochaine campagne, en commençant par une fête de lancement!

Avec tous nos remerciements,

Jonathan, Jean-Noé, Sébastien et Michael

Un petit mot des organisateurs de Hacking Health :

Hacking Health se déroule le 24 et 25 février 2011. Nous souhaitons jumeler des entrepreneurs en santé avec des experts en technologie dans le but de développer des solutions à des problèmes de première ligne dans le domaine de la santé. En encourageant le développement de projets concrets pouvant être construits en peu de temps, les participants pourront rapidement tester leurs assomptions, construire des équipes ainsi que générer du mouvement pour les idées prometteuses.

Pour plus d’informations ou pour s’inscrire, visiter http://www.hackinghealth.ca/#home/fr