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Les données ouvertes, qu'est-ce que c'est?
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La Clinique d’Intérêt Public et de Politique d’Internet du Canada (CIPPIC) propose depuis 2003 d’enrichir le débat public découlant de la friction entre les nouvelles technologies et les lois en place. Elle est entre autres impliquée dans la mise en place du volet canadien de la licence Creative Common et aussi, par le biais de différentes études, dans de nombreux sujets de réformes légales. En mai 2010, la ville d’Ottawa adoptait une proposition déclarante que les données de la Ville étaient désormais ouvertes. Cela devait se faire selon 8 principes importants des données ouvertes, dont celui d’une licence libre accompagnant les données.

Le CIPPIC a par la suite publié un rapport sur la ville d’Ottawa où il est expliqué que bien que la licence initiale fut un pas dans la bonne direction, il serait plus avantageux d’adopter des licences telles que celles proposées par le Open Data Commons :

  1. Une équipe dédiée de légistes s’occupe de tenir les licences à jour sans frais supplémentaire pour la Ville.
  2. Elles prennent en compte la réalité de la diffusion mondiale de ces données.
  3. La standardisation des licences évite des conflits lors de la combinaison de diverses sources de données.

Le rapport suggère finalement quelques modifications mineures à la licence pour, par exemple, permettre aux personnes mineures de participer, pour protéger les utilisateurs en cas de changement de licence et de façon générale, pour permettre une transition agréable vers les données ouvertes.

La ville de Windsor a récemment annoncé qu’elle offrait des données, dites ouvertes, selon une licence non exclusive vous permettant mondialement, sans redevance, de modifier et distribuer ses données sur tous types de médias.

Petit bémol à l’opération d’ouverture, quelques principes énoncés dans la licence sont à l’encontre des objectifs initiaux des données ouvertes:

  1. La Ville peut, à sa discrétion, annuler ou suspendre votre accès aux données sans préavis et sans raison, ne garantissant ainsi pas l’ouverture nécessaire à la protection des usagers de ces données.
  2. En accédant aux données, vous acceptez les termes de la licence. Celle-ci stipule que le receveur des données doit remettre à la communauté les bénéfices découlant de leur utilisation. Il est premièrement difficile de comprendre ce que la Ville entend par bénéfice. Quel est le vrai sens de ce mot dans ce contexte?
  3. Et bien que nous apprécions grandement les utilisateurs qui redonnent à la communauté, il ne devrait pas exister de lien de la sorte qui limitera le nombre d’acteurs qui souhaiteraient participer.
  4. La Ville peut à tout moment changer, ajouter ou effacer les données ou leur licence. Ceci ne permet pas aux utilisateurs de comprendre ce qu’il adviendrait dans un tel cas des données déjà rendues publiques.

Quelques modifications à la licence ou, comme le suggérait le CIPPIC pour la ville d’Ottawa, l’utilisation des licences du Open Data Commons pourraient certainement amener rapidement la ville de Windsor à devenir la chef de file en matière de données ouvertes.

Nous revenons tout juste du Salon des Logiciels Libres du Québec où nous avons tenu une table ronde intitulée « Données Ouvertes: l’accès aux données pour tous ». Jean-Noé animait la discussion à laquelle Tracey Lauriault de l’Université Carleton, Diane Mercier de la Ville de Montréal, Yves Otis de Percolab et Carl-Frédéric de Celles de IXMedia participaient.

Ces quatres perspectives complémentaires ont permis d’explorer différentes facettes des données ouvertes, non seulement telles qu’elles paraîssent maintenant, mais aussi au travers de l’histoire, tant du côté administratif que du côté de l’industrie.

Tracey nous a ainsi fait un panorama des différents efforts d’ouverture et de partage des données dans les différents ministères du Canada, et montrant que le domaine de la géomatique comportait beaucoup de pionniers du domaine. Elle soulignait aussi l’importance pour les programmes de recherche canadiens de publier les données produites pour que d’autres puissent plus facilement les réutiliser. Tracey a d’ailleurs eu la gentillesse de mettre en ligne un ensemble d’acétates qu’elle a créé spécialement pour la présentation (ci-dessous).

Yves nous a tous surpris en nous offrant une perspective historique sur les données publiques. Le Québec se trouve être un paradis pour les généalogistes, qui sont d’une certaines manière, les plus gros consommateurs de données publiques. Pour Yves, les données ouvertes permettent de donner une deuxième vie aux données, en permettant leur ré-utilisation une fois qu’elles ont servi. Il précise aussi que sur une longue periode, le ocntexte d’interprétation des données peut changer, et qu’il est donc important de bien documenter les données pour que leur interprétation ne soit pas biaisée plusieurs années plus tard.

Diane nous a donné une perspective plus administrative des données publiques, en nous montrant que l’ouverture des données publiques permet de fixer un but concret aux ideés de transparence et de collaboration. Pour Diane, les données ouvertes permettent de recentrer le rôle des entités municiaples sur la gestion et la maintenance des données, et non pas seulement sur le développement d’applications qui pourraient devenir obsolètes. Par ce qu’elles sont réutilisables, les données ouvertes permettent un dialogue direct entre les citoyens et la ville, et ainsi de passe outre certaines limites et certaines barrières actuelles.

Enfin, Carl-Frédéric de Celles nous a apporté une perspective de terrain sur la pratique des données ouvertes. Il nous parlait de la nécessité d’évangélisation des données ouvertes, et mentionnait que parmi ses clients gouvernementaux, beaucoup font des données ouvertes sans vraiment le savoir. Il nous a parlé également de la base de données du BTLF, financé par le gouvernement et les éditeurs québecois, et de l’application iPhone du RTC (le réseau de transport de Québec) où l’auteur a dû faire exercer son droit d’accès à l’information pour obtenir les données.

J’ai également eu l’occasion de faire une conférence sur le thème « Gouvernement 2.0: Données Ouvertes, Web et Visualisation », où j’ai pu présenter comment tirer parti des technologies pour aller vers une démocratie moderne, plus transparente et plus participative. Les données ouvertes en son bien sûr un élément central, la base fondamentale, sur laquelle peuvent se construire des « services public 2.0 » tirant parti du Web et des médias sociaux. Enfin, pour pouvoir mieux comprendre et mieux utiliser les données publiées et ces nouveaux services, il nous faut un moyen de comprendre et d’appréhender rapidement de larges volumes d’information complexe, ce à quoi la visualisation de données répond de manière particulièrement efficace.

Lors de la clotude du salon, Mme. Courchesne, présidente du Conseil du Trésor, nous a fait part de sa vision de la gestion des ressources informationnelles Québecois où le logiciel libre a maintenant officiellement une place–et nous allons faire en sorte que les données ouvertes y devienne également un point clé, quelque soit la technologie et le type de fournisseur choisi.

Vous l’avez donc compris, ce premier Salon des Logiciels Libres du Québec a été a grand succès, et nous avons entendus tout ceux qui nous ont dit « A quand <insérez le nom de votre ville> ouvert ? ».

Cette fin de semaine, plus de 20 développeurs montréalais se sont réunis à Station-C (Merci!) pour créer des applications autour des données civiques de la ville de Montréal. Nous avons travaillé sur des projets existants et nous avons commencé de nouveaux projets. Voici quelques photos, un vidéo et une liste des projets:

  1. Resto-Net.ca : ajout d’un API et une version mobile
  2. Datadotmontreal.ca : Un catalogue des informations sur les sites de la ville de Montréal (le data est ici pour le moment)
  3. Un « feed » des évènements sur Accès Culture pour votre calendrier version alpha ici :
  4. Une version « machine readable » des résultats de l’élection municipale 2009
  5. Un catalogue des codes postaux à Montréal
  6. Une application pour connaitre les chantiers de travail qui pourrait interrompre votre trajet en voiture, vélo ou à pied.

Et….

Patiner Montréal.ca – un site pour connaitre l’état, lieu et qui joue sur les patinoires extérieures de la ville de Montréal

Toutes les photos sur Facebook

Lors du Open Data Hackaton, James Wallace a dévoilé un API pour Resto-net.ca ainsi qu’une version mobile qui permettent à d’autres développeurs d’accéder à l’information qu’il a cueillie sur le site web de la ville de Montréal. Aussi, voici quelques statistiques sur le site depuis son lancement:

Plus de 1 500 visiteurs ont visualisé plus 12 000 pages avec un temps moyen de 3:30 sur le site, tout ça dans moins d’un mois. Donc, il est clair que les Montréalais utilisent les informations civiques qui sont mises en valeurs par des développeurs comme Jeff.

Téléchargez l’application ici.

Bonjour Guillaume, comment ce projet s’est-il réalisé?

Tout a commencé lorsque j’ai acheté l’application STM mobile sur mon iPod touch de 1re génération. L’application ne fonctionnait qu’avec une connexion Internet, ce qui réduisait considérablement son utilité pour moi. De plus, j’utilisais les autobus de la RTL et je n’avais pas accès à ces horaires. J’ai donc commencé à faire une application qui me plairait et qui me serait réellement utile. Je commençais aussi tranquillement à créer des applications pour Mac et iOS à ce moment. C’est à ce moment que Mtl mobile est née, avec les horaires de la STM, RTL, STL et les trains de banlieue, le tout disponible hors-ligne.

D’où tiens-tu ces informations? Est-ce qu’elles sont mises à jour régulièrement?

Je les prends directement sur le site des sociétés de transport respectif avec du « scrapping », un processus relativement long. Il faut que je mette à jour les données à chaque fois qu’il y a un changement d’horaire (environ une fois par saison). Le problème ici c’est que les sociétés de transports font parfois des mises à jour mineures et je ne peux pas être à l’affut de ces changements.

Peux tu commenter la qualité, la régularité et l’accessibilité de l’information?

Je n’ai pas eu de mauvaise expérience pour la qualité des données qui se trouve sur les sites des sociétés de transports et ils sont aussi mis à jour quand nécessaire. Le seul réel problème que j’ai eu est que, sur le site de la STL, les horaires d’autobus passant seulement la semaine n’étaient pas disponibles quand je consultais le site web la fin de semaine. Un délai supplémentaire était donc nécessaire pour effectuer la mise à jour des données.

Qu’est ce que la ville pourrait faire différemment pour assurer qu’un outil comme Montréal Mobile soit le plus fiable et efficace possible?

Un format ouvert et documenté de la part des sociétés de transport serait d’un grand aide. Le GTFS est un format déjà documenté et que la plupart des sociétés de transports ont déjà dans leurs dossiers internes, puisqu’il est nécessaire pour l’intégration avec le module Maps de Google.

Pensez-vous ajouter d’autres fonctions à cet application mobile?

J’ai quelques petites idées de nouvelle fonctionnalité, mais rien qui ne soit très important. J’aimerais par contre ajouté un planificateur de trajet d’un point A à un point B. outre la complexité du problème en tant que tel, c’est impossible pour l’instant puisque je n’ai pas accès à des données de où et comment un piéton peut circuler.

Nous souhaitons remercier les 60 participants qui se sont joints à nous jeudi dernier  pour notre deuxième rencontre publique. Nous remercions également l’espace ECTO de nous avoir accueillis. Un compte-rendu détaillé de notre discussion écrit par Diane Mercier est disponible ici. L’équipe de MontréalOuvert est très heureuse de pouvoir compter sur l’appui d’une grande variété d’individus, d’organismes et d’institutions à Montréal, au Canada de même qu’ailleurs dans le monde. Vous pouvez vous tenir au courant des activités du mouvement pour l’ouverture des données civiques à Montréal en vous inscrivant à notre liste de distribution, en consultant notre blogue, ou en nous contactant directement à info@montrealouvert.net

Visionner toutes les photos sur Facebook ici.


Présentement la Société de Transports de Montréal offre ses données à Google, mais refuse de les offrir au grand public pour que les développeurs locaux puissent en profiter. Google fait un travail exceptionnel, mais en offrant les données exclusivement à Google, la STM limite les opportunités pour ses clients. Google ne peut pas tout faire et les développeurs montréalais pourraient certainement développer des applications fortes intéressantes.

À Boston, la société de transports en commun offre les informations de trajets et horaires en format ouvert, ce qui produit de nombreux retombés pour les citoyens, organisations et entreprises à Boston. Il faut commencer à imaginer les informations concernant le transport en commun comme les informations météorologiques. En les rendant ouverts et gratuits, les citoyens bénéficient, car ils peuvent obtenir les informations dans un format et dans un lieu qui est le plus pratique pour eu — sans couts supplémentaires pour la société de transport.

Visualiser ce vidéo pour mieux comprendre les innovations à Boston.

A Case for Open Data in Transit from Streetfilms on Vimeo.

Voici une brève entrevue avec le créateur de Resto-net.ca, Jeff Wallace, un site web basé sur les informations à propos des inspections sanitaires des établissements alimentaires de la ville de Montréal.

Bonjour Jeff, comment ce projet s’est-il réalisé?

C’est en discutant avec un ami, James McKinney, de différents projets sur lesquels nous travaillions qu’il a mentionné « Patinoires ouvertes », un autre projet axé sur l’ouverture des données. Il m’a offert de me mettre en contact avec Jonathan Brun, qui travaille sur d’autres projets de ce genre. Après s’être échangé quelques courriels, Jonathan et moi avons décidé de créer le site « Resto-net » à base des rapports d’inspection de salubrité des restaurants de la ville. Le site semblait assez facile à réaliser et pratique pour les usagers.

D’où tiens-tu ces informations? Est-ce qu’elles sont mises à jour régulièrement?

Nous utilisons présentement les données d’un site de la ville à cet effet. Je n’ai pas encore été capable de déterminer la fréquence de la mise à jour des informations, mais pour l’instant, je vérifie l’information deux fois par mois.

Peux tu commenter la qualité, la régularité et l’accessibilité de l’information?

Pour accéder à l’information du site en question, je dois la « gratter » ou récupérer d’une page HTML en utilisant un code «intelligent ». Les résultats dans ce cas-si, sont assez bons, mais le processus aurait été beaucoup plus simple si les données avaient été disponibles dans un format standardisé comme XML ou JSON.

Qu’est ce que la ville pourrait faire différemment pour assurer qu’un outil comme Resto-net soit le plus fiable et efficace possible?

Pour appuyer la transparence des inspections de salubrités des restaurants, la ville pourrait afficher les rapports le plus instanément que possible et partager des rapports plus généraux, non seulement les informations concernant les commerces en état d’infraction. Les usagers de Resto-net pourraient alors consulter les informations de tous les restaurants, autant les propres que les moins propres. De plus, comme je l’ai mentioné dans ma réponse précédente, un format standardisé faciliterait beaucoup l’usage de ce genre d’information pour une telle application.

Pensez-vous ajouter d’autres fonctions à ce site?

James McKinney a fait un super travail en ajoutant des visualisations aux données et je suis certain qu’il existe d’autres moyens de mieux les représenter. Nous pensons aussi ajouter des critiques de restaurants pour pouvoir les comparer à l’information disponsible à Resto-net. S’il y a des gens qui souhaitent nous faire part de leurs commentaires et offrir quelques suggestions, qu’ils n’hésitent pas à me contacter (jeff@tjwallace.ca).

lundi 22
novembre
2010

2e réunion de Montréal Ouvert

 

Invitation à la deuxième rencontre de Montréal Ouvert!

Le mouvement des données ouvertes gagne du terrain à Montréal. Nous avons le vent dans les voiles mais il faut soutenir nos efforts. Montréal Ouvert vous invite à participer à sa deuxième rencontre publique jeudi, le 25 novembre, de 18:00-20:00 à l’Espace coopératif de travail (ECTO). Venez vous tenir au courant des activités de l’équipe de Montréal Ouvert et partager avec nous vos propres initiatives. Nous aurons aussi le temps de faire du réseautage et discuter en groupe des étapes à suivre. Alors, si votre travaille porte sur des questions reliées à l’ouverture des données, si vous avez des idées à partager à ce sujet, ou souhaiter en apprendre plus, ne manquez pas cet événement. Noubliez surtout pas d’amener un ami ou un collègue avec vous!

Où?
Espace Coorpératif de Travail (ECTO)
880, Rue Roy Est
Montreal, QC H2L 1E6

Quand?
Jeudi, le 25 novembre
de 18:00 à 20:00
Inscrivez vous ici : http://doodle.com/d8xhds66zkuxegwa