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Les données ouvertes, qu'est-ce que c'est?
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Montréal Ouvert annoncera le lieu du deuxième Hackathon Données Ouvertes qui se tiendra le 29 janvier lors de Startup Camp 7 qui aura lieu demain (détails).

Aussi, nous souhaitons annoncer que plusieurs représentants de la ville de Montréal seront présents lors du Hackathon. Si vous voulez exprimer votre soutien pour des données ouvertes municipales, venez nombreux pour montrer votre support!

Voici un article intéressant de Tim O’Reilly faisant mention de projets visant à augmenter la transparence de nos gouvernements.

Parmi tous ces projets, celui du Ministère de la Santé et des Services sociaux nommé HHS Project et le Direct Project sont très prometteurs. Ils ont pour objectif de faciliter le traitement des dossiers médicaux de façon sécuritaire et standardisée par internet tout ça bien sûr dans le but de mettre en relation les médecins et les patients des deux côtés des État-Unis.

L’aspect le plus important et bien sûr d’établir un format et des canaux d’échanges ouverts et interopérables afin qu’une panoplie de projets publics et privés puissent se greffer à cette infrastructure et lui permettent de devenir la plateforme la plus efficace pour tous les intervenants du domaine de la santé. Une histoire à suivre qui pourrait bien se rendre jusqu’à nous…

Un article paru cette fin de semaine dans le Globe and Mail intitulé «Can Access to Information be Fixe» a souligné l’état déplorable de notre accès à l’information au niveau fédéral. La semaine dernière, le Canada s’est retrouvé au dernier rang dans une comparaison entre cinq démocraties parlementaires dans Government Information Quarterly pour l’accès à l’information.
Par contre, cet article n’a pas mentionné une partie importante de la solution, les données ouvertes. La mise à disposition des informations d’une manière proactive permettrait au gouvernement de devenir plus efficace et de se concentrer sur les demandes d’accès à l’information plus complexe. Une partie importante d’une réforme des lois en ce qui concerne l’accès à l’information est le droit d’obtenir les informations dans un format « Machine Readable». Pour le moment, le gouvernement peut offrir les informations dans n’importe quel format — ce qui ralentit la compréhension des informations et l’utilité.

Grâce à l’implication importante de plusieurs personnes, le concours d’applications d’Ottawa est déjà un grand succès alors que s’amorce la période des votes pour votre application préférée!

Ce succès est dû entre autres à la collaboration de Tracy Lauriault, chercheuse à l’université Carlton, et d’Edward Ocampo-Gooding, un développeur et défenseur des données ouvertes, avec le sous-comité à la Ville pour les TIC. Cette collaboration a permis de promouvoir l’événement et d’en faire un succès.

Ocampo-Gooding était aussi l’un des organisateurs des 2 hackathons ayant eu lieu à l’hôtel de ville en 2010 et dont le plus récent remonte au 4 décembre. Ces rencontres permettent aux publics, chercheurs, concepteurs et développeurs de créer des applications utiles ce qui encourage la Ville à rendre disponibles efficacement ses données afin de réaliser toutes ces idées de projets. D’ailleurs, le nombre d’applications créées pour le concours a dépassé de plus de deux fois les prévisions, et ce, avec plus de cent projets!

Quelques applications se démarquent déjà telles que celles qui permettent de visiter la capitale en réalité augmentée, de trouver les patinoires, votre chemin, votre bus ou un parc pour votre chien. Il existe aussi des applications sociales pour découvrir les événements en cours à la ville, même pour les enfants, et d’échanger avec d’autres des objets que vous auriez normalement jeté. Bref, des applications incroyables qui défient l’imagination de ce qui aurait été possible sans les données ouvertes.

Le site DataLibre a pour objectif de promouvoir auprès du gouvernement la libération des données qu’il génère grâce aux fonds publics et d’ainsi les redonner aux principaux intéressés, les citoyens, gratuitement et dans des formats accessibles et ouverts.

Qui plus est, ils viennent de faire la mise à jour de leur incroyable liste de ressources pour les données ouvertes qui vous permettront de répondre à toutes vos questions sur le sujet. Que vous soyez à la recherche d’événement, de villes actives dans ce domaine, d’explications légales, des principes derrière l’idée des données ouvertes ou de ressources internationales, vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin. Allez-y jeter un coup d’œil!

En novembre, j’ai eu le grand privilège de participer à la conférence Open Government Data Camp à Londres. Cette conférence a réuni des personnes concernées par/impliquées dans les données ouvertes — des militants, des professionnels, des universitaires et des fonctionnaires. La saveur internationale de cet événement, auquel assistaient des Anglais, des Français, des Américains, des Australiens, des Brésiliens et d’autres nationalités, était évidente. Il est maintenant clair que le mouvement des données ouvertes connaît une envergure internationale et progresse à une vitesse étonnante.
La conférence a été organisée par le Open Knowledge Foundation dont le mandat est de promouvoir l’accès aux informations de tout genre. David Eaves, un pionnier des données ouvertes à Vancouver, a prononcé le discours d’honneur/principal. Il a expliqué l’importance de créer des institutions, autres que politiques, pour collecter et gérer les données ouvertes. David a dressé des parallèles fascinants avec la construction des bibliothèques au 19e siècle. Celles-ci ne furent pas construites pour une population lettrée, mais plutôt pour promouvoir l’apprentissage de la lecture. En conclusion, Eaves a souligné l’importance de bien comprendre les différents types d’informations recueillies dans un premier temps (voir les changements au recensement par le gouvernement Harper) puisque nous ne pouvons pas offrir des données ouvertes pour des informations qui n’existent pas.

Lors de la conférence, j’ai eu l’occasion de présenter avec David Eaves une mise en contexte des données ouvertes au Canada, qui pour le moment se limitent au niveau municipal (vidéo et transparents ci-dessous). Notre présentation a été suivie par celles des représentants de legislation.gov.uk, data.gov et des militants italiens, finlandais et grecs, avec leurs propres contextes nationaux.

Il a été intéressant de constater comment le mouvement de l’accès à l’information et celui des données ouvertes commencent à se rejoindre. Les chercheurs qui ont écrit Beyond Access ont présenté les différentes lois et règlements européens permettant aux citoyens d’accéder aux informations gouvernementales. Notamment, ces auteurs ont insisté sur l’inclusion d’une obligation pour que les gouvernements offrent leurs réponses dans un format « machine-readable » – ce qu’aucun gouvernement au monde ne fait pour le moment.

Rapport beyond access: http://writetoreply.org/beyondaccess/

L’atelier le plus intéressant de la conférence s’est penché sur le militantisme associé aux données ouvertes et sur la manière de quantifier le succès de celles-ci. La conclusion principale dégagée a clairement été que les données ouvertes doivent devenir comme la façon dont nous considérons l’électricité : il faut que dans quelques années, après avoir mis en place des systèmes de données ouvertes, on puisse constater que « bien sûr c’est comme ça qu’un gouvernement moderne doit fonctionner! », comme c’est par ailleurs de cette manière que nos villes ont toutes dû ajouter ce service essentiel à leur fonctionnement. Dans ce sens, il faut souligner que la motivation pour mettre en place des données ouvertes ne devrait pas être basée simplement sur la rentabilité d’une série de données en particulier. En effet, il ne faut pas oublier non plus que l’objectif premier est d’améliorer les communications et l’efficacité d’un gouvernement moderne. Donc, tout comme on ne vérifie pas chaque utilisation de l’électricité, on doit offrir les données ouvertes aux citoyens, aux organismes et aux entreprises sans contraintes d’utilisation.

Le groupe anglais, My Society, a ensuite pris la parole pour expliquer l’impact réel des données ouvertes en Angleterre où le mouvement est probablement le plus avancé. Quand des parlementaires contestent l’efficacité des données ouvertes, MySociety leur demande s’ils déclarent les mêmes dépenses depuis que celles-ci sont affichées en ligne — « Bien sûr que non! », répondent-ils. Enfin, comme organisme à but non lucratif, My Society doit constamment trouver des moyens non-financiers pour motiver et attirer les meilleurs employés. C’est en ayant la possibilité de démontrer l’importance de leur travail, avec des applications comme Whatdotheyknow et Fixmystreet, que ceux-ci se sentent valorisés et demeurent impliqués.

Après deux jours de discussions et de présentations fort intéressantes, quelques grandes conclusions peuvent être identifiées. D’abord, les données ouvertes ne disparaitront pas : tout comme Internet, elles sont là pour rester. Dans ce contexte, les premiers gouvernements à les mettre en place, comme les premières sociétés à offrir de l’électricité à leurs citoyens et à leurs entreprises, auront les plus grandes retombées. En deuxième lieu, le mouvement s’accélère à une vitesse exponentielle. Et en troisième lieu, ce mouvement a pris une envergure internationale qui favorise l’innovation et le partage d’idées. J’ai déjà très hâte de participer à la conférence 2011.

Read more: http://nextmontreal.com/les-donnees-ouvertes-un-mouvement-mondial/#ixzz1AIVpV7f5

Vidéo :

Jonathan Brun & David Eaves from Open Knowledge Foundation on Vimeo.

Acétates :

Le 4 décembre 2010, des développeurs de Montréal ont créé, amélioré et dévoilé des applications basées sur les données civiques de la ville. Nous souhaitons continuer nos efforts en nous réunissant de nouveau le 29 janvier 2010 (lieu à confirmer).

Bien sûr, les vedettes montréalaises des données ouvertes seront au rendez-vous! Les créateurs de Resto-Net.ca, de Patiner Montréal et celui de l’application Open Parliament participeront à cet évènement.

Développeurs, politiciens et personnes intéressées, venez prendre un café le samedi 29 janvier entre 10 h et 18 h pour rencontrer et partager vos idées parmi un groupe de bénévoles engagé à mettre en valeur les informations civiques de notre ville.

Inscrivez-vous ici

Le lieu de l’évènement sera annoncé sous peu sur notre blogue/twitter/facebook/linkedin.

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Le professeur Pierrot Péladeau offrira un tout nouveau cours à l’UQAM sur le droit de l’information qui débutera dès le 10 janvier.

Comme il y a encore peu d’inscrits vous êtes invité à le faire. Le cours est d’ailleurs ouvert à tous puisque déjà 12 % des étudiants inscrits proviennent de communication.

Il est actuellement à la recherche de cas intéressants pour créer le cours et compte inclure un volet portant sur les données ouvertes dans le cadre de nos sociétés de l’information.

En tant qu’étudiants inscrits ou simple curieux, si vous êtes au courant de normes légales ou quasi légales, canadiennes ou internationales, qui pourraient être intéressantes ou encore des études de cas pertinentes dans le cadre du cours, faites-en part à Mr. Péladeau sur la liste civic-access.

PatinerMontreal.ca est un site qui sert à visualiser l’état des patinoires à Montréal. Tous les jour, la ville offre un service d’entretien et affiche ses rapports de conditions en fichier PDF sur son site. PatinerMontreal.ca offre une carte avec un fil RSS et la fonction qui permet aux amateurs de hockey d’indiquer aux visiteurs du site où ils choississent d’aller patiner.  Montréal est une ville de hockey et ce nouvel outil vous permettera de profiter des meilleures conditions de glace tout l’hiver! MontréalOuvert est très fier de vous presenter cet entrevue avec le créateur de l’application PatinerMontreal.ca, James McKinney et le designer, Dan Mireault.

James McKinney during his presentation of PatinerMontreal.ca

James McKinney during his presentation of PatinerMontreal.ca

Bonjour James, comment se projet a été créé?

J’ai entendu parler de Montréal Ouvert en août mais j’étais à l’extérieur lors de la première rencontre. J’ai rencontré Jonathan Brun en septembre pour savoir comment m’impliquer et il m’a proposé le project de Patiner Montréal comme d’une manière de promouvoir de l’information à Montréal. J’ai écrit l’application dans les mois qui ont suivis lors de mes temps libres.

D’où proviennent vos informations? À quelle fréquence les mettez vous à jour?

La ville fournies de l’information sur les conditions (ici) et les emplacement (ici) des patinoires. Présentement l’information est mise à jour une fois par jour. Je vais peut-être ajuster lorsque la ville va commencer à mettre à jour leur information quand les patinoires seront ouvertes.

Si tu avais un commentaire au sujet de la qualité, la fréquence et l’accessibilité de l’information, quel serai-il?

L’information n’est pas disponible dans un format lisable pour les machines. L’information sur les conditions est en PDF, ce qui est difficile à extraire. Si la présentation des PDF devait changer, mes scripts n’arriveraient plus à lire l’information correctement. Les locations sont écrites dans un format HTML formatté pauvrement, ce qui rend l’information difficile à extraire. Heureusement, je n’ai besoin de cette information  qu’une seule fois. Je serai capable de répondre sur la qualité et la fréquence lorsque les patinoires seront ouvertes.

Qu’est-ce que la ville devrait faire différement afin d’encourager les gens à utiliser les patinoires et mieux les informer sur leur conditions?

Pour ce qui est en ligne, la ville devrait publier leur information dans des formats facilement ouvrable pour que les citoyens peuvent créer leurs applications. Même si la ville avait le budget, je ne crois pas qu’elle devrait dépenser de l’argent pour construire ses propres applications; c’est mieux de rendre l’information disponible aux autres afin qu’ils puissent l’utiliser. Hors-ligne, il y a beaucoup de choses que la ville pourrait faire, mais cela est une autre histoire.

Est-ce qu’il y a d’autres caractéristiques de prévus pour une prochaine sortie?

Il y a plus de potentiel, notamment sur l’aspect social, mais vous allez devoir attendre pour voir! Si vous êtes un développeur et voulez contribuer au projet, le code pour l’application est sur GitHub (ici). Je mis les conditions et les emplacements disponible avec API (ici), afin que d’autres puissent faire leurs propres applications. Je sais qu’il y a une application pour l’Android sous développement qui semble promettante. Si jamais quelqu’un veut s’impliquer, s’il-vous-plaît me contacter à  james@slashpoundbang.com.

@Dan Mireault Votre design utilise des images de différentes formes pour différencier les types de patinoires, pourquoi?

Pour être facile à reconnaître et identifier sur la map. La couleur est une autre façon de distinguer les trois types de patinoires. Le problème avec la couleur c’est qu’elle n’est pas perçue par les daltoniens. En utilisent la forme et la couleur pour crée un contraste visuel on s’assure que tout le monde pourra distinguer les 3 types de patinoires.

En novembre dernier, MontréalOuvert a participé à la consultation publique sur la révision de la Charte montréalaise des droits et responsabilités tenue par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) et à déposé un mémoire pour proposer des révisions à ce document qui touche toutes les grandes sphères d’intervention municipale.

Les révisions proposées par MontréalOuvert se concentrent sur l’Article 16 du Chapitre 1 de la Charte qui porte sur la vie démocratique. En vigueur depuis le 1er janvier 2006, Montréal est la première ville nord-américaine à se doter d’une charte municipale des droits et responsabilités. Pour donner un second souffle à cet engagement concret de la ville en vue d’améliorer les services offerts à la population, MontréalOuvert souhaiterait que celle-ci se dote des moyens nécessaires et raisonnables pour permettre un accès ouvert à toute information civique non confidentielle pour tous les citoyens.

Comme le souligne le mémoire, c’est en intégrant l’ouverture des données civiques que la ville réalisera une dynamique d’innovation qui favorisera la promotion des diverses responsabilités d’un gouvernement 2.0, améliorera les services publics, tout en s’équipant de meilleurs outils pour respecter sa propre politique d’accès à l’information. Mais si le processus d’ouverture des données a pour objectif principal cette accessiblibilité, pour tous les Montréalais et toutes les Montréalaises, y compris les personnes handicapées, il doit répondre à certains critères d’ouverture définis dans le mémoire. Vous pouvez lire le mémoire de MontréalOuvert sur la Charte montréalaise des droits et des responsabilités en suivant ce lien.

À lire, et à suivre!