Le parti conservateur du Canada n’a pas encore adopté une politique de données ouvertes, mais leur « homologue » en Angleterre en parle. Que vous soyez d’accord ou pas avec les politiques de David Cameron, le nouveau premier ministre du Royaume-Uni, il livre un excellent discours TED sur les possibilités des données ouvertes.
La première rencontre publique de Montréal Ouvert a eu lieu jeudi dernier. Avec une participation de plus 50 à 60 Montréalais, nous sommes heureux de vous annoncer que c’était un grand succès. Il y a clairement beaucoup de support ici à Montréal pour l’ouverture des données civiques!
Les participants étaient invités à discuter de l’ouverture des données civiques à Montréal et des moyens de nous soutenir collectivement pour atteindre nos objectifs. La grande majorité des participants étaient très informés et conscients de l’expérience des autres villes canadiennes et ailleurs dans le monde. Certains avaient déjà travaillé sur des projets de données ouvertes, comme OpenStreetMap Montreal et OpenParliament.ca.
Le groupe était étonnamment très diversifié, avec plusieurs développeurs et représentants des secteurs de l’éducation, du privé, et des organismes à but non lucratif. Il y avait aussi des gens de la ville de Montréal qui ont pu partager avec nous leur perspective informée sur les enjeux entourant les données ouvertes.
Les participants ont eu la chance d’apprendre à connaître les membres de l’équipe de Montréal Ouvert et de leur poser des questions à propos de leurs expériences et de leurs connaissances sur le sujet.
L’évènement fut aussi une occasion pour faire le point sur nos contacts avec d’autres parties prenantes au Canada qui ont aussi développé et soutenu la mise en œuvre de politiques municipales sur les données ouvertes. Le groupe voulait aussi en apprendre d’avantage sur les prochaines étapes de l’initiative et était satisfait de notre ambition d’encourager et d’appuyer la ville à adopter une politique sur les données ouvertes. L’importance des enjeux suivants fut soulignée : la confidentialité et la sécurité des données; l’analyse des coûts-bénéfices; la dimension technique de la mise en œuvre de la politique souhaitée; et l’immatriculation de toute information partagée.
Nous remercions tous ceux et celles qui manifestèrent leur intérêt et leur appui pour cet enjeu et avons hâte de travailler ensemble pour atteindre cet objectif!
Nous voulons aussi remercier la Station-C pour son hospitalité. Sans ce type d’espaces, des initiatives citoyennes bénévoles comme Montréal Ouvert auraient beaucoup de difficulté à organiser des événements comme celui qui a eu lieu jeudi dernier.
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Tout récemment, la ville de Montréal a unanimement adopté une motion (disponible ici) demandant la restitution du recensement fédéral. Dans cette motion, proposée par Louise Harel et appuyée par Annie Samson, la ville souligne l’importance des données pour des fins de développement de politiques et de services municipaux.
Notamment, on y explique que les données obtenues par le recensement permettent « l’évolution de son parc immobilier et la prestation de ses services, dont son service de transport en commun et l’efficacité de son service de santé publique. »
La ville de Montréal serait donc très consciente de l’immense utilité d’avoir accès à des données civiques de haute qualité. Il faut plus d’information pour une meilleure prise de décisions.
Suivant cette logique, c’est pour cette raison, entre autre, que Montréal Ouvert encourage la ville de Montréal à partager publiquement ses données civiques pour permettre aux citoyens de contribuer eux-mêmes aux décisions et services qui affectent leur quotidien. Les données ne valent pas grand chose si on ne peut pas s’en servir ! Nous encourageons la ville de Montréal à mettre en place une plateforme de distribution des données civiques.
D’après un article publié dans le New York Times hier, une petite équipe innovatrice d’universitaires américains est en train de repenser comment nous comprenons et jugeons le savoir en invitant le grand publique internaute à commenter des livres et des articles en cours de rédaction en utilisant un système ouvert de contrôle par les pairs. L’invitation d’une telle participation dans un processus traditionnellement exclusif réservé à des spécialistes met en évidence les avantages de l’ouverture.
Des parallèles intéressants existent avec l’ouverture des données civique qui favorise l’externalisation à grande échelle afin de complémenter la capacité d’analyse informationnelle et de développement de politique des experts de la ville. Comme le note l’article, la qualité de l’information et la cohérence d’une idée sont plus facile à déterminer à travers un jugement collectif. Deux avis valent mieux qu’un!
La présentation trouvée ci-dessous a été visualisée plus de 3 millions de fois et est maintenant un classique de TED et des données ouvertes. Le docteur Hans Rosling utilise des technologies simples, mais innovatrices pour visualiser des données sur la santé et la richesse des pays. Auparavant, ces données étaient difficiles à trouver et comprendre, car ils étaient isolés dans des bases de données gouvernementales et des Nations-Unis. Avec ce discours Hans Rosling démontre le progrès énorme en Asie et même en Amérique du Sud. Par-dessus tout, ce discours démontre le pouvoir de la visualisation claire et simple des données ouvertes.
Un petit article est paru dans Le Devoir d’aujourd’hui à propos d’une nouvelle application pour téléphone cellulaire. C’est à l’agence Phéromone, à qui l’on doit cette nouveauté, nommée Bixar. Comme l’explique l’article:
« L’application utilise des données ouvertes pour permettre aux usagers de Bixi de repérer les stations de vélos les plus proches et visualiser le nombre de BIXI et les places de stationnements disponibles dans chacune de ces stations. Grâce à la technologie GPS disponible sur les téléphones 3G, des points de repère visuels indiquant les stations avoisinantes se superposeront à l’écran et l’information de disponibilité recherchée sera affichée. »
Une belle initiative pratique dont l’accès est gratuit et qui n’implique pas la Ville de Montréal ni Bixi!
L’ouverture des données du gouvernement danois a généré 62 millions d’euros de bénefices
Danish Enterprise and Construction Authority (DECA), vient de publier une analyse des retombés économiques de la décision de 2002 d’offrir toutes les adresses danoises en ligne sans frais pour des utilisations personnelles et commerciale.
La conclusion principale est que cette entente a produit, entre 2005 et 2009, plus de 52 millions d’euros d’activité économique et les coûts associés avec la gestion de données n’ont été que 2 millions d’euros.
Pour 2010, il est estimé que les bénéfices seront environ 14 millions d’euros avec des coûts de 200 000 euros. Un document de 8 pages expliquant les résultats et accessible en Danois et Anglais à www.adresse-info.dk et directement par ces liens:
(Danish) : http://www.adresse-info.dk/Portals/2/Benefit/Vaerdien_af_danske_adressedata_2010-07-07l.pdf
(English) : http://www.adresse-info.dk/Portals/2/Benefit/Value_Assessment_Danish_Address_Data_UK_2010-07-07b.pdf
Plus d’info ici : http://www.epsiplatform.eu/news/news/value_of_danish_address_data
Nous vous invitons à lire le dernier rapport du Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) sur le Web municipal au Québec.
Tandis que l’étude fait une analyse complète des sites Web municipaux et présente une sélection des meilleures pratiques, particulièrement celles des municipalités régionales de comté (MRC), le volet “ouvert” y est absent. On prend en compte l’aspect transactionnel de la première génération du Web et on souligne la nécessité d’un “saut politique” pour appuyer une plus grande ouverture et une participation citoyenne. Cependant, les bénéfices de l’adoption d’une politique rendant accessibles les données civiques non-confidentielles sur le Web ne sont pas abordés.
Une mise en œuvre efficace d’une telle approche peut accroître le rôle du citoyen au sein de sa communauté tout en enrichissant les fonctions principales des administrations municipales. Plutôt que d’informer les citoyens de manière unidirectionnelle, de les considérer comme des clients récipiendaires de services et de faire usage du Web comme technique de marketing, l’accès aux données ouvertes invite tous les citoyens à manipuler interactivement de l’information qui les concerne, à proposer des analyses et des idées de politiques, et à développer des applications pratiques. Les données ouvertes aident les gouvernements à être plus efficaces et à épargner de l’argent. Nous espérons qu’un autre rapport sur ce sujet prendra en compte de l’immenses ressources de ces dernières et espérons avoir la chance de discuter des multiples enjeux entourant les données ouvertes avec le CEFRIO sous peu.
Intéressé aux données ouvertes pour la ville de Montréal?
Nous organisons une rencontre informelle pour tous ceux et celles qui souhaitent que Montréal se joigne à la liste grandissante de villes ayant adopté les données ouvertes. L’objectif de cet événement est d’entretenir une discussion fructueuse sur les données ouvertes à Montréal et permettre à tous de rencontrer des habitants de la ville,des développeurs, des militants et des gens d’affaires qui se soucient aussi de cet enjeu.
Bière et chips offerts (dons).
Inscrivez-vous à notre doodle: http://doodle.com/ec39xdymv267mhgw
Au plaisir de vous y accueillir!
18:00-20:00
Jeudi, le 26 août, 2010
Station C
5369 St-Laurent, #430









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