Mike et et moi (Sébastien) sommes récemment allés à l’atelier « Cartographie des problèmes environnementaux dans la Ville » qui se tenait à l’Université Concordia cette semaine. Nous y avons rencontré un groupe éclectique de cartographes, artistes et chercheurs, rassemblés pour travailler sur une nouvelle base de données compilant des données relatives à la santé, la toxicité des sols, la qualité de l’air ainsi que des indicateurs socio-économiques à Montréal.
Cette base de données, qui est maintenant disponible sur le site web de l’atelier est un très bon exemple du processus de conversion et d’aggrégation de données existantes dans une nouvelle base de données pouvant être aisément manipulée par des tableurs et programmes informatiques.
Durant la création de cette base de donnée à partir de diverses sources pré-existantes (incluant Statistiques Canada), l’équipe a été confrontée à des problématiques telles que la précision des données, leur exhaustivité, leur résolution ainsi que bien évidemment leur qualité — ces problèmes sont des problèmes qui se poseront très probablement dans un projet d’ouverture de données.
A ce titre, Sébastien Caquard, un des chercheurs à l’origine de la base de données, expliquait que devant la difficulté d’obtenir les données qu’ils souhaitaient, ils ont du se résoudre à récolter tant bien que mal les données à partir de materiel existant, tel que les cartes et articles déjà publiés.
Nous avons ici une très bonne illustration des bénéfices qu’apporterait une approche de données-ouvertes des organisations publiques : en s’engageant à publier leurs données d’une manière ouverte, basée sur des formats standards, celles-ci diminuent considérablement les barrières à l’innovation et encouragent la réutilisation des données
Alors que la collecte des données reste un procesus long et coûteux, pourquoi laisser cette richesse dormir dans des disques durs au fond de laboratoires ? C’est justement en ouvrant les données à tous, que celles-ci peuvent devenir le nouveau terreau fertile sur lequel pourront se développer de nouveaux projets, et ainsi stimuler l’innovation, plutôt que la limiter.






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