Vous étiez nombreux à venir nous rencontrer le jeudi 10 mars dernier pour discuter, apprendre et partager sur le thème des données ouvertes. Après une courte présentation, où nous avons abordé les actions que nous avons posées depuis notre précédente rencontre (conférences, mémoires, rencontres et efforts de presse voir notre page actions), nous en avons profité pour vous interroger sur les thèmes que vous souhaiteriez voir développés ainsi que les ensemble de données que vous aimeriez voir publiés par la ville.
Commençons tout d’abord par les données, car on nous pose souvent la question « les données ouvertes c’est bien, mais quelles données, par exemple ? » — et grâce à vous, nous avons maintenant une bonne quantité de suggestions intéressantes. Voici donc la liste des données que vous aimeriez avoir:
- Transport: nombre d’automobiles en circulation, achalandage de la STM, horaire et retard des trains, fréquentation des pistes cyclables, information sur la raison des travaux routiers
- Services de la ville: opérations de déneigement (où, quand, produits utilisés, coûts géolocalisés), liste des règlements de la ville, horaires d’ouverture des services, plaintes signalées au 311
- Sécurité: crimes commis (endroit, temps, type), accidents automobiles (rues, autoroutes), interventions d’urgence santé
- Finances: liste des contrats de construction.
- Immobilier: prix de location/achat par rue, cartographie SIG des arrondissements
- Culture: catalogue des livres, cds, etc disponibles dans les bibliothèques de Montréal, prêts de livres (pratique culturelle), archives photographiques
Comme vous pouvez le constater, les thèmes abordés étaient plutôt variés, et ont couvert un large ensemble de domaines. Bien évidemment, il ne faut pas oublier que certaines données présentent des contraintes en termes de respect de la vie privée, et que par conséquent la manière de les mettre à disposition de tous est à étudier de plus près.
Un autre point-clé de cette troisième réunion a été de vous demander votre avis sur les thèmes que nous pourrions aborder et développer ensemble, et ils nous aident beaucoup à savoir ce que vous attendez des données ouvertes à Montréal. En voici la liste, extraite à partir des notes que vous nous avez données lors de la rencontre:
- Données ouvertes: en apprendre plus!, quelles données serait-il important d’avoir en premier pour démontrer que les données ouvertes peuvent servir la communauté et les gouvernements? Quelles sont les données les plus fréquemment demandées/désirées par la communauté? Quelles sont les limites de la cueillette de donnée?
- Démocratie: au delà des données ouvertes, qu’en est il de la participation citoyenne et de l’influence sur la politique? Comment le public (non technique) peut-il contribuer aux données ouvertes?
- Standards: doit-on imposer des standards ouverts (nda: la personne voulait probablement dire « format ouvert ») pour la distribution des données?
- Catalogage: faire un inventaire des données qui existent déjà, et celles qui n’existent pas mais qui intéressent les citoyens (nda: comme vous pouvez le voir, nous avons pris les devants sur ce sujet !)? Comment favoriser la contribution aux cartes (nda: géographiques) collaboratives?
- Données spécifiques: quelles données sont disponibles sur le transport? comment sont-elles produites?
- Entreprenariat: Réfléchir aux types (et dérives) d’utilisations commerciales des données ouvertes.
Nous voyons ici qu’il y a encore bien des questions à se poser sur les données ouvertes : l’intérêt est là, vous l’avez montré, mais il faut maintenant pouvoir passer à l’étape suivante… et voir la ville publier ses premiers ensembles de données de manière ouverte! Ce sera sûrement un processus d’apprentissage, mais comme vous venez de le démontrer, la communauté montréalaise est prête à passer à l’action!
La France a déclaré le 21 février vouloir mettre en ligne ses données. En effet, d’ici la fin de 2011 le site data.gouv.fr aura été mis en ligne, sous la direction de Séverin Naudet.
Du côté de la Belgique, le service public fédéral belge de Technologie de l’Information et de la Communication prévoit entreprendre une opération similaire vers avril 2011. La Finlande et l’Espagne semble aussi emboiter le pas.
Les bonnes nouvelles continuent alors que Paris a mis en ligne ses données depuis le 27 janvier et que Nantes a décidé d’en faire autant depuis le début de février, bien que certaines modalités n’ait encore été décidées.
Plusieurs autres nouvelles, cette fois plus près de chez nous, indique que la nouvelle première ministre de Colombie-Britannique veut amener la province à faire le virage vers un gouvernement ouvert.
Un cours en architecture de l’information (AI) sera offert cet été à l’école de bibliothéconomie et sciences de l’information (EBSI, Université de Montréal).
Offert du 24 mai au 3 juin, et réalisé conjointement par l’EBSI, l’ENS-Lyon et l’INA, ce cours (SCI6131) sera un premier pas pour la formation en architecture de l’information. On espère voir naître un programme de maîtrise complet d’ici quelques temps.
Cette discipline émergente est parfois défini comme :
- La conception structurelle des espaces d’information partagée
- L’art et la science d’organiser et de cataloguer des sites Web, des intranets, des communautés virtuelles et des logiciels pour en faciliter l’utilisation et le repérage
- Une communauté de pratique émergente fondée sur l’apport de principes du design et d’architecture spécifiques à un environnement numérique.
Allez en apprendre davantage sur le nouveau portail !
Clôture d’une saison incroyable!
Les patinoires éxterieures sont maintenant fermées et nous pensons que nous avons eu un hiver exceptionnel pour le hockey extérieur. Avec plus de 12 000 visiteurs sur PatinerMontrreal, nous souhaitons vous remercier pour votre soutien et James McKinney compte améliorer le site pour la prochaine saison. S’il vous plait, passez le mot à vos amis!
Finalement, nous souhaitons remercier la ville et tous le personnel d’entretien des patinoires extérieures, déja plus de 75 signatures!
Cliquez ici pour dire merci en quelques secondes.
Des rencontres uniques avec les milieux de la création & du design donc venez entendre deux présentations de Montréal Ouvert!
20 images x 20 secondes x venez vous inspirer !
PECHAKUCHA NIGHT MONTRÉAL #18
Mercredi 09 mars 2011
Ouverture des portes @ 19:20
Début des présentations @ 20:20
Société des arts technologiques [SAT]
1201 Saint-Laurent
5 $
Les soirées PechaKucha sont de véritables plateformes d’échanges et de rencontres interdisciplinaires organisées avant tout avec l’objectif d’offrir une tribune publique aux créateurs de tous horizons. Ils y présentent des projets réalisés, en cours de réalisation, voire des projets auxquels ils rêvent. Ils nous font part de leurs réflexions et de leurs processus de création. Le concept est simple : chaque participant présente 20 images qu’il commente pendant 20 secondes.
///////// LISTE DES INVITÉS /////////
Note aux lecteurs
1.- Certains détails de la liste des invités pourraient changer.
2.- L’ordre des présentations définitive sera dévoilé le soir même
00 – Marie Brassard / Théâtre & performance : “Éloge de l’obscurité” – Infrarouge [ http://infrarouge.org/ + http://www.myspace.com/mariebrassard ]
00 – Olivier Lapierre / Intervention urbaine : “Parc éphémère Pigeon Hole” – Projet Friche et Célèbre [http://www.facebook.com/pages/Pigeon-Hole-Renewal/97053362964 ]
00 – Jonathan Brun and Jean-Noé Landry / Initiative populaire & Citizen’s action group : “Montréal Ouvert” [ MontrealOuvert.net + Twitter: @mtlouvert ]
00 – Olivier Bourgeois / Architecture : ” Architecture de mer” [http://www.iparch.ca/ ]
00 – James McKinney & Jonathan Brun / Données ouvertes (open source), développement du web et des communautés : “Patiner Montréal” [http://patinermontreal.ca/ ]
00 – Fady Atallah / Nouveau Media – Blusponge [ http://bluesponge.com/ ]
00 – Chevalier Morales architectes / Architectes [http://www.chevaliermorales.com/ ]
00 – Francis Rollin / Designer et entrepreneur : “Concevoir et réaliser des choses” – Atelier 3/4 Fort [http://www.troisquartfort.com/ ]
00 – Julien Vallée / Design Motion [ http://www.jvallee.com/ ]
00 – Douglas Moffat / Architecte paysager et artiste sonore : “A Built Sound”
[ http://www.builtsound.org/ ]
00 – Sylvain Carle & John Stokes / “Home of the Web : Notman House” [http://notmanhouse.com/ ]
00 – Christophe Billebaud / Montreal Couture & Style & Conscience : “Une mode co-créative 2.0 ” – Style&Conscience [ http://www.styleandconscience.com/ ]
///////// Intro, Inter & Outro /////////
DJ THERMOS [Marc-André Mignault] http://www.myspace.com/thermos9
VJ Choco-Beets [Caroline Blais] http://chocobetterave.com/
Vous pouvez aussi suivre sur…
Facebook
http://www.facebook.com/group.php?gid=2759563036
Twitter
http://twitter.com/pechakuchamtl#
+ PARTAGER
http://montreal.pecha-kucha.ca/
//// Gros merci à nos amis chez ////
Société des arts technologiques [SAT] http://www.sat.qc.ca/
LAIKA http://www.laikamontreal.com/
DeuxPointsD 😀 http://deuxpointsd.ca/
L’évènement suivant pourrait intéresser nos lecteurs. Détails disponibles exclusivement en anglais.
Montreal Hack/Reduce – Big Data Hackathon March 26th.
« Hack/Reduce is an open event for developers of all skill levels interested in Big Data. You will learn, experiment and build using Hadoop Map/Reduce on an Amazon EC2 cluster. We also have many experienced Hadoop Map/Reduce developers present to give you hands-on support.
The event brings together Developers, Companies, Entrepreneurs and Students working with Big Data.
From: March 26 2011 at 10:00 AM to 08:00 PM
Where: The Hopper Office, 5795 Ave de Gaspé, Suite 100, Montreal, QC,
Canada, H2S 2X3
Entry fee: Free
Si il y a une préoccupation importante pour les organisations qui décident d’ouvrir leur données, c’est bien la question du “combien ça coûte ?”. Dès que l’on parle de technologies de l’information, on pense bien souvent aux fréquents débordements de budget, d’autant plus probables lorsque le sujet nouveau, et où il y a encore peu de modèles existants et pas de solution toute faite.
Même si l’ouverture des données publiques est un phénomène relativement récent, elle n’implique pas pour autant des changements radicaux dans le système d’information de l’organisation qui décide de publier ses données. En fait, si l’on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’il est possible d’entrer dans un processus d’ouverture des données avec relativement peu de moyens:
- Les données existent déjà, pour la plupart, dans une ou plusieurs formes au sein de l’organisation. Elles sont peut-être stockées dans des bases de données, ou bien dans des chiffriers, ou encore parfois dans des documents texte. L’important étant qu’elles sont stockées dans un format numérique; nous considérons donc ici seulement le cas des données sont déjà numérisées.
- Ces données sont ensuite injectées au sein d’un ou plusieurs processus de transformation et de publication. A l’image d’une chaîne de montage dans une usine, les données brutes sont traitées, filtrées, agrégées, formatées pour aboutir à un résultat, qui bien souvent est un document téléchargeable (par exemple, un fichier PDF) mis en ligne en interne ou sur le site Web de l’organisation.
- Il est donc possible, sans modifier la chaîne de traitement des données, d’insérer une sonde qui viendrait saisir les données brutes, et les placer dans un dépôt accessible au public. Ainsi, plutôt que de changer un processus existant, il s’agit simplement d’ajouter un élément en parallèle, qui ne fait que copier et publier les données injectées dans la chaîne de traitement.
Bien sûr, cette sonde qui prend les données et les place dans un dépôt accessible à tous pourrait être plus élaborée, et s’assurer notamment d’anonymiser les éléments qui doivent l’être, ou de s’assurer de la qualité des données, mais ceci n’est pas forcément nécessaire pour tous les ensembles de données.

Ainsi, le premier pas dans le processus d’ouverture des données peut-être aussi simple que d’identifier des données numérisées, ne présentant aucun problème de qualité ou de sécurité particulier, et de simplement les copier et les publier à un endroit accessible à tous. Nul besoin ici d’interface complexe, ou de base de données en ligne, les données brutes son en général exportables dans des fichiers texte, dans des formats tels que le CSV ou un export SQL. Ces fichiers peuvent dont être aisément publiés sur Internet, et les développeurs, journalistes et citoyens intéressés pourront commencer à travailler rapidement avec la matière première que constitue les données publiées.
En effet, il faut considérer le processus d’ouverture des données comme un processus itératif. L’ouverture des données est le début d’un dialogue entre les citoyens et l’organisation qui ouvre ses données: quelles données sont utiles? Est-ce que la qualité des données est suffisante? Est-ce que la quantité ou la fraîcheur de ces données est bonne?
Il est clair qu’il doit y avoir de part et d’autre une tolérance à un processus d’essai-erreur et d’ajustement, comme c’est de toute façon le cas dans tout processus nouveau.
Évidemment, plus les données seront utilisées, plus de nouveaux besoin feront leur apparition. En suivant les principes des données ouvertes, celles-ci devraient être normalisées/standardisées, ce qui représente un effort important, mais qui peut être aisément partagé entre municipalités, provinces et pays. Cela dit, en pratique, mieux vaut des données non-standardisées mais accessibles, que des données qui ne sont pas encore accessibles simplement parce que le standard n’a pas été défini.
Un autre aspect à prendre en compte, est celui de la licence. En effet, il est important que les données soient diffusées « libres de droits » de manière à ce qu’il n’y ait pas de limitation artificielle à leur réutilisation. On pense notamment à la création d’applications et la création de nouveaux ensembles de données recoupant les données publiées. Mettre en place une license ne coûte rien en soi, si ce n’est le temps nécessaire au choix d’une license existante.
Ainsi, il est possible de mettre un pied à l’étrier du processus d’ouverture de données sans engager des moyens importants et sans changer radicalement la manière de fonctionner de l’organisation.
Le mouvement des données ouvertes gagne du terrain à Montréal depuis le début de l’année. Nous avons le vent dans les voiles mais il faut soutenir nos efforts. Montréal Ouvert vous invite à participer à sa troisième rencontre publique le jeudi 10 mars, de 18:00-20:00 à la Maison Notman au 51 Sherbrooke Ouest.
Soyez aux faits des développements du mouvement des données ouvertes à Montréal. Nous aurons le temps de faire du réseautage et de discuter en groupe des étapes à suivre. Alors, si votre travail porte sur des questions reliées à l’ouverture des données, si vous avez des idées à partager à ce sujet, ou souhaiter en apprendre plus, ne manquez pas cet événement.
Noubliez surtout pas d’amener un ami ou un collègue avec vous! Que vous soyez étudiant, recherchiste, journaliste, organisateur communautaire, statisticien, libraire, bureaucrate, politicien, ou citoyen engagé, les données ouvertes nous affectent tous!
Maison Notman
51, rue Sherbrooke Ouest
Montreal
Quand?
le jeudi 10 mars
de 18:00 à 20:00
Inscrivez vous ici : http://doodle.com/ssai37emdrfch4u8
Hier, le site Resto-Net.ca a reçu plus de 10 849 visites, avec plus de 148 924 pages vues et un temps moyen de visites 7 minutes 28 secondes. Clairement, les Montréalais veulent savoir quels restaurants sont propres et lesquelles ne le sont pas. Félicitations à James Wallace et James McKinney pour ce site incroyable qui continue d’accueillir des milliers de visiteurs aujourd’hui.
P.-S. Les sites MontrealOuvert.net, Resto-Net, et PatinerMontreal ont maintenant reçu plus de 40 000 visiteurs en 30 jours.









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