Voici un court vidéo de 10 minutes sur le besoin de densifier nos villes et d’utiliser des technologies et de l’information pour réduire notre consommation d’énergie. Il est clair que l’utilisation des données publiques permet de réduire nos besoins énergétiques. Si plus de gens ont accès aux informations de transport public, bixi, Communauto, et autres — nous pourrions plus facilement remplacer l’usage de nos voitures avec ces modes de transport.
Il y a un an, MontrealOuvert.net a été mis en ligne! Ça passe si vite! L’équipe de Montréal Ouvert et les diverses communautés constituant le mouvement des données ouvertes montréalais attendent avec anticipation en septembre les recommandations du groupe de travail de la ville sur les données ouvertes. Tenez-vous au courant, l’automne promet d’être très chargé!
À bientôt les amis!
Une invitation à échanger sur l’utilisation du Web 2.0 par le gouvernement du Québec
Pour les citoyens, les technologies numériques ont révolutionné les façons de s’informer, d’acheter, de s’instruire, de travailler, d’obtenir des services et de se divertir. Cette r-évolution a pour conséquence d’élever les attentes de la population à l’égard de son gouvernement. C’est pourquoi, depuis janvier 2011, le gouvernement du Québec mène un exercice de consultation intitulé Consultation publique sur le Web 2.0 pour améliorer son utilisation du Web 2.0 et de ses réseaux sociaux.
Une telle réflexion est nécessaire afin de permettre au gouvernement du Québec de mieux répondre aux besoins des Québécois dans un souci de transparence, de collaboration et de participation. Mais un principe fondamental du Web 2.0 est que l’initiative vient de ses utilisateurs. Alors, après un premier grand recensement auprès des ministères et organismes (MO) publics l’hiver dernier, place à la cybercommunauté québécoise.
Nous sommes invités à partager notre connaissance de projets pilotes en cours sur le Web 2.0, de pratiques prometteuses, actuelles et à venir, ou simplement nos idées sur les avenues souhaitées pour une démocratisation et une transparence accrue de l’information gouvernementale.
Pour ce faire, les Québécois ont l’occasion, sur le site de la Consultation, d’exprimer leur opinion en commentant et en votant sur les idées proposées sous quatre thématiques: gouvernement ouvert; transparence gouvernementale; participation citoyenne; et collaboration interne.
Nous nous devons tous d’être activement associés à cette réflexion qui servira à la formulation des recommandations adressées au premier ministre du Québec par un groupe de travail en décembre 2011. Le succès de cette initiative dépend de nous! Pour vous incitez à participer, nous vous présentons ci-dessous l’article de MontréalOuvert sous la thématique du gouvernement ouvert. N’oubliez pas de voter pour nous!
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Une politique de données ouvertes pour le Québec
Les enjeux de communication entre la province et les citoyens sont éminemment liés à l’appropriation des nouvelles technologies par la province elle-même. L’importance de tirer partie du Web pour offrir un accès plus clair et plus facile à l’ensemble des citoyens préconise une démocratisation des données civiques de la province.
Cette approche servirait à stimuler l’innovation et l’engagement citoyen chez les jeunes en les outillant de manière à ce qu’ils soient mieux représentés et mieux équipés pour avoir un plus grand impact sur les décisions et les services offerts par la province.
Importance de l’accès à l’information:
Dans un monde où la quantité d’information disponible augmente constamment, la rapidité et la facilité d’accès à celle-ci est cruciale. La province du Québec offre déjà de l’information librement consultable par Internet, mais certaines barrières empêchent sa diffusion et son exploitation. Prenons l’exemple de l’état des patinoires en hiver à Montréal : les informations sont compilées dans un document PDF, téléchargeable par Internet. Le support de cette information pose deux problèmes :
•une personne souhaitant se tenir au courant devra à chaque fois télécharger le document, l’ouvrir, aller à la page où figure sa patinoire, et regarder l’information
•les données du document PDF étant difficilement récupérables, cela limite la possibilité de créer une application utilisant ces données, telle une carte interactive du type Google Maps présentant les patinoires ouvertes à Montréal.
De par le monde, on constate qu’un nombre croissant de citoyens s’approprient les nouvelles technologies pour créer des applications qui vont améliorer leur quotidien et celui des autres : qu’il s’agisse de faciliter l’accès aux horaires de transport en commun, de connaître rapidement l’historique des inspections alimentaires d’un restaurant ou de mieux suivre ce qu’il se passe à l’Assemblée nationale, il s’agit toujours de mieux tirer profit des informations et des services offerts par la province et le gouvernement.
Au-delà des initiatives citoyennes, un accès plus ouvert aux données produites par la province ouvre les portes à l’innovation. Que ce soit pour des chercheurs ou des entrepreneurs, des données librement accessibles dans des formats ouverts constituent un terreau fertile sur lequel construire des études, ainsi que de nouveaux produits et services.
Les données ouvertes / « open data »
Le processus d’ouverture des données a pour objectif principal de rendre les données publiques accessibles aux citoyens, selon les critères suivants :
1. Qu’elles soient disponibles dans un format réutilisable :
Le format PDF est uniquement destiné à l’impression et il se prête mal à la réutilisation des données.
2. Que le format des données soit standardisé :
Des données de même nature sont parfois disponibles à différents endroits, avec des représentations particulières. Il devient donc impossible de traiter l’ensemble des informations de manière générale.
3. Que l’ensemble des données soit facilement accessible :
Plutôt que d’avoir à multiplier les recherches sur différents sites, les données relatives à la province devraient être accessibles à partir du même endroit, par exemple http://donnees.gouv.qc.ca
4. Que les données soient permanentes :
Une application utilisant des données publiées par la province pourrait ne plus fonctionner, ou mal fonctionner si les données sont supprimées ou déplacées.
5. Que les données soient libres de droits :
Les données relatives au taux d’occupation des données Bixi sont déjà accessibles par Internet, mais il y a une zone grise sur le droit d’utiliser ces données. Peut-on les archiver ? Peut-on créer une application qui se base sur celles-ci ?
L’ambassade française à Londres vient de dévoiler un rapport sur les activités des données ouvertes et gouvernements ouverts en Angleterre. Voici la description du rapport gratuit:
Après les Etats-Unis en 2009, puis le Royaume-Uni en 2010, de plus en plus de pays s’engagent dans l’ouverture de leurs données. Promue par les militants open data, portée par la société civile et les acteurs du web, la mise en ligne des données publiques répond à un triple objectif : encourager l’innovation par la réutilisation des données, participer à la transparence de l’état et offrir une nouvelle forme de services publics aux citoyens.
Le Royaume-Uni, sous l’impulsion notamment de Tim Berners-Lee, créateur du world wide web, a officiellement lancé son portail data.gov.uk en janvier 2010. Plus d’un an après, le site a permis d’ouvrir plus de 6.000 jeux de données ainsi que la création de plusieurs applications. Si data.gov.uk et l’organisation de la politique open data sont encore en développement, le Royaume-Uni n’en constitue pas moins un modèle à suivre tant sur le plan technique que sur le pilotage administratif.
Au-delà des informations publiques, l’impact de l’ouverture des données, indépendamment de leur nature, est conditionné par les avancées scientifiques et technologiques du web. Là aussi, le Royaume-Uni, qui a vu naître la Science du web, se montre à la pointe.
Dans une première partie, le rapport introduit les enjeux démocratiques et économiques des données publiques. La seconde partie est consacrée à la politique open data du Royaume-Uni, la troisième, à la présentation de data.gov.uk avec un retour sur expérience un an après le lancement du portail. La quatrième partie présente les enjeux scientifiques et technologiques associés à l’open data. Enfin, en guise de conclusion, la dernière partie est intitulée »quels enseignements pour l’ouverture des données publiques en France ? ».
L’an dernier, Jonathan Brun a participé au Open Government Data Camp à Londres (compte rendu ici) où des représentants de Data.gov, Data.gov.uk, la banque Mondiale et des citoyens de tous les coins du globe ont réfléchi aux enjeux autour des données ouvertes. Cette année la conférence se tient à Warsaw en Pologne le 20-21 octobre et ils cherchent de l’aide.
Pour tous ceux et celles qui s’intéressent aux données ouvertes, cette conférence et une véritable rencontre essentielle.
Récemment, la ville de New York a produit un rapport sur son plan digital intitulé « Digital City – acheiving New York City’s Digital Future« . Ce rapport offre un survol des opportunités et des défis qui confortent la ville et il insiste sur l’importance des données ouvertes.
Pour établir un « gouvernement ouvert », la ville de New York promet de créer une plateforme NYC digitale, d’offrir un forum centralisé pour recevoir des commentaires des citoyens, d’aider à la visualisation des données avec des infographies interactifves et de monter un lieu centralisé pour retrouver les applications qui utilisent des informations municipales New Yorkaises.
En plus de ses nouvelles actions, le rapport souligne de nombreuses applications qui ont déjà été créé et qui sont utilisé par des millions de New Yorkais. Ce rapport représente un pas important vers l’avant et démontre que les démarches à New York portent déjà leurs fruit. Notamment, le rapport souligne le fait que, « New York City runs the most advanced municipal Open Data initiative on the globe, with over 350 government data sets that serve as the backbone for independently created applications that attracted over $6 million in private investment. » Oui, vous avez bien lu, ils ont déjà obtenu plus de six-millions de dollars d’investissements à cause de leur plateforme de données ouvertes.
Montréal Ouvert a déjà souligné que le retard qu’a pris Montréal par rapport aux autres villes va nuire à la croissance des entreprises montréalaises en TI. Ces 6 millions investis à New York vont permettre à des entreprises de créer des logiciels, des sites web, et des plateformes mobiles pour traiter les données publiques. Lorsque Montréal rendra ses données ouvertes, les entreprises étrangères intégreront les informations montréalaises dans des solutions existantes, mais les postes et les profits resteront à New York.
Le monde du web et des TI bougent à une tel vitesse foudroyante que les gouvernements ne sont pas capables de suivre. Il est donc essentiel que les gouvernements mettent en place des politiques et des programmes offrant les ingrédients de bases — les données — aux informaticiens pour qu’ils puissent créer de la valeur pour tous les Montréalais.
Sur une autre note, New York vient de devancer Boston comme deuxième ville technologique après San Francisco.
Montréal Ouvert est avant tout une initiative populaire. Commencé par quatre Montréalais, Montréal Ouvert représente maintenant plus de 600 personnes sur Facebook, trois rencontres publiques et des applications fantastiques telles que PatinerMontreal.ca, Resto-Net.ca, et BudgetPlateau.com qui ont été utilisées par plus de 100 000 Montréalais!
Pour démontrer le pouvoir incroyable d’un groupe de citoyens motivé, voici quelques TED talks qui valent la peine d’être vus.
L’arrondissement du Plateau Mont-Royal a récemment lancé un budget interactif en ligne qui permet aux citoyens de soumettre leurs recommandations de modifications.
Avec budgetplateau.com, les citoyens peuvent manifester leurs choix entre de nombreuses options comme augmenter les services de déneigement, réduire les heures d’ouverture des bibliothèques et des piscines, ou se doter d’une deuxième équipe de remplissage de nids de poules, pour ne nommer que ces quelques possibilités.
Pour pouvoir soumettre son budget à la ville, le résultat de l’exercice doit toutefois être équilibré . Alors mettez votre chapeau de gestionnaire responsable!
Ce projet est la réalisation de James McKinney, le même développeur qui a créé PatinerMontreal.ca et qui a travaillé sur Resto-Net.ca.
Si vous habitez dans le Plateau, nous vous encourageons à créer votre budget et à le soumettre à la ville. Contrairement à des rencontres publiques, qui demeurent bien évidemment essentielles, des applications web telles que http://www.budgetplateau.com/ permettent aux citoyens de faire connaître plus facilement leurs besoins et leurs priorités de façon à contribuer à l’amélioration de leur ville. On espère que d’autres arrondissements, voire la ville elle-même, adopteront bientôt cette forme d’interaction citoyenne.
Tel que décrit dans notre article Next Montréal « Une licence peut tuer l’innovation« , une licence ouverte est essentielle à l’utilisation des données civiques de la ville de Montréal. Pendant que le groupe de travail de la ville sur les données ouvertes continue sa démarche, MontréalOuvert continue ses efforts de sensibilisation sur les licences tout en recommandant le choix d’une licence PDDL.
Le 11 mai, Montréal Ouvert recevait David Fewer, le Directeur de La Clinique d’intérêt public et de politique d’Internet du Canada (CIPPIC). La CIPPIC a été mise sur pied à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa à l’automne 2003 et est la première clinique juridique de ce genre au Canada. M. Fewer et l’équipe de Montréal Ouvert ont alors profité de cette occasion pour rencontrer le groupe de travail de la ville et une vingtaine de montréalais participèrent ensuite à une rencontre publique à la maison Notman (vidéo ci-dessus).
Cet article résume la courte présentation que fit M. Fewer sur les enjeux des licences employées pour des données ouvertes ainsi que des expériences des différents gouvernements pour lancer la discussion.
En se basant sur l’idée générale des licences Creative Commons canadiennes, projet dans lequel le CIPPIC s’est impliqué, il explique que le concept d’une licence simple est fondamental pour le succès des données ouvertes. L’idée étant de permettre à l’usager des données de les utiliser librement et de laisser explorer et innover sans avoir à devenir un expert de la propriété intellectuelle.
Cela permet aux utilisateurs des données de mieux répondre aux besoins de leur communauté et, pour certains, de développer de nouveaux sites de commerce électronique. Plus important encore, cela permet d’entamer un dialogue avec sa communauté et de mieux comprendre les services gouvernementaux dont elle fait usage ou qu’elle souhaiterait voir naître. De plus, il est aussi question de permettre de comparer, de combiner et de profiter de ses données avec le reste du monde, de toutes sortes de manières encore impossible à prévoir.
C’est pour cela qu’il est important de bien choisir la licence apposée aux données de la ville dans un contexte où il est faut encourager l’usager des données pour qu’en ressortent des projets intéressants. Assurons nous de ne pas mettre de battons inutiles dans les roues des usagers en leur imposant des licences trop restrictives allant à l’encontre de la mission de la ville dans ce beau projet.
Bien sûr, les données ouvertes améliorent la transparence des gouvernements. Plus important encore, cela permet de créer tout un secteur innovant autour des services et, bien que le rôle de moteur économique ne revient classiquement pas à la ville, qui s’occupe efficacement de ses services principaux, elle peut tout de même en assister la croissance en fournissant des données utiles à toutes sortes de projets. Cela met donc en valeur le gouvernement, maintenant central dans son rôle de facilitateur d’innovation dans la société civile et chez les entreprises privées. Ces données redonnent un certain pouvoir aux citoyens afin d’améliorer nos institutions démocratiques en améliorant les capacités d’échanges, de dialogue et d’analyse de nos institutions.
Pour toutes ces raisons, il est important choisir une licence qui minimise les barrières à l’adoption des données ouvertes, c’est à dire des licences simples à utiliser. Il est difficile pour la plupart des gens de lire des petits caractères légaux et le modèle lancé par Creative Common permet d’avoir une licence facile à comprendre et à utiliser, avec des pictogrammes au besoin, laissant le texte complexe en arrière plan simplement pour les avocats, au besoin.
MontréalOuvert souhaite remercier David pour sa visite à Montréal et continuera ses efforts pour que la ville adopte une licence qui favorisera l’utilisation et l’exploration des données de la ville à travers l’innovation pour bénéficier au maximum des retombées socio-économiques possible.
11 mai de 18 h à 20 h à la Maison Notman (51 Sherbrooke Ouest)
18 h 00 Accueil
18 h 15 Présentation
18 h 45 Question et réponses
19 h 15 Réseautage
Montréal peut encore prendre un rôle de leadership dans le monde des données ouvertes en adoptant une licence ouverte et progressive.
Dans ce contexte, Montréal Ouvert a invité maître David Fewer de la clinique d’intérêt public et politique d’Internet du Canada (CIPPIC) basée à Ottawa, de venir à Montréal pour présenter les avantages et désavantages des nombreuses licences ouvertes qui sont utilisées à travers le monde. La ville de Montréal à l’opportunité d’apprendre des leçons importantes à partir de l’expérience des autres gouvernements et institutions ayant mis en place des politiques de données ouvertes, pour améliorer la licence qui accompagne les données civiques.
Ce 6-à-8 sera animé par Montréal Ouvert et sera suivi par une période de questions et de réseautage.
S’il vous plaît, notez que la présentation sera effectuée en anglais.







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