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vendredi 16
septembre
2011

Québec 2.0

 


Vous souvenez-vous de la consultation publique sur le Web 2.0? Après avoir soumis en ligne l’idée d’une politique de gouvernement ouvert au Québec et gagné l’appui de près de 100 personnes, Jean-Noé et Jonathan se sont déplacés à Québec pour faire une présentation sur l’ouverture des données au groupe de travail multi-ministériel Web 2.0. Les participants à cette rencontre ont accueilli très favorablement l’idée de rendre plus accessible les données du gouvernement provincial. Nous souhaitons qu’ils réussissent.

Nous remercions chaleureusement les organisateurs et suivrons de près la suite de cet exercice.

Nous en avons aussi profité pour participer au lancement de Capitale Ouverte. L’équipe de Montréal Ouvert accueille avec enthousiasme et solidarité l’arrivée de cette nouvelle initiative québécoise municipale. Nous souhaitons bonne chance à la « gang » de Québec et incitons tout le milieu montréalais à appuyer leurs efforts!

Pour rassembler tous les adhérents à Montréal Ouvert, vous êtes cordialement invités à nous rejoindre pour le premier dîner « données ouvertes » organisé par l’équipe de Montréal Ouvert le jeudi 29 septembre à 19:00 au restaurant apportez-votre-vin Le Flambard au 851, rue Rachel est. Consultez l’invitation pour savoir comment s’y rendre. Ce sera une belle occasion pour se tenir au courant des nombreux développements au sein du mouvement des données ouvertes à Montréal. Apportez unE amiE et confirmez votre participation. Veuillez noter qu’il est malheureusement impossible pour nous de payer pour tout le monde.

Inscrivez vous ici.

En juin 2011, le Plateau Mont-Royal a lancé un site web pour obtenir les commentaires des citoyens autour du budget. L’application web, intituler BudgetPlateau.com permet aux citoyens de modifier le budget selon leur grès, mais il faut qu’il soit équilibré avant qu’il puisse être soumis à la ville! Pas une tâche facile, les citoyens ont donc obtenu une éducation quant à la difficulté de gérer le budget de la ville le plus densément peuplé au Canada.

Richard Ryan (twitter), conseiller au plateau et instigateur du projet a accordé une entrevue à Montréal Ouvert pour mieux expliquer les défis, les bénéfices et des améliorations à venir. Voici ses réponses. Pour de plus amples informations sur le logiciel derrière BudgetPlateau.com, contactez James McKinney à Nord Ouvert.

1. Quelle(s) étai(en)t la(es) motivations du conseil municipal du Plateau Mont-Royal en voulant développer l’application BudgetPlateau.com?

En 2010-2011 j’ai été membre de la commission de l’Hôtel de Ville, sur les services aux citoyens où lors d’une consultation publique la commission a reçu entre autre un mémoire de Montréal Ouvert sur les données ouvertes, c’est là que je me suis dit qu’il faut essayer quelque chose sur le Plateau. C’est en rencontrant Jonathan Brun à quelques reprises par la suite, que nous avons eu l’idée de relancer une forme de budget participatif avec une application. Le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez a tout de suite acheté l’idée. Comme responsable de la participation citoyenne pour le Plateau, je trouvais que c’était une bonne façon concrète d’intéresser les citoyens sur un sujet drabe comme le budget.

2. Quelle a été la réaction du public (et des autres élus) depuis le lancement de l’application et est-ce que ça a répondu à vos attentes?

Nous avons lancé l’application lors du forum sur les orientations budgétaires le 25 mai dernier. Je pense que cela a été une des clés du succès et de son accueil favorable. Le fait que de mettre en lien ce rendez-vous virtuel avec un rendez-vous physique. Nos attentes en lien avec cette application n’étaient pas très claires sinon que nous savions qu’on lançait quelque chose de pilote et que nous nous rajusterions par la suite. James de Nord Ouvert a été vraiment souple et ça aussi quand on travaille en confiance c’est une bonne clé.

Nous avons eu une excellente réception du côté administratif de l’arrondissement qui a dû travailler d’arrachepied pour fournir des données dans un cadre digérable pour la firme afin de réaliser l’application. Les gens en général ainsi que les autres élus ont apprécié le niveau sensibilisation et éducationnel de cette application, pour mieux comprendre le budget et les difficultés quelques fois à prendre des décisions pour arriver à un budget équilibré.

3. Avez-vous eu des surprises? Bonnes et-ou mauvaises?

Les bonnes surprises surtout, ont été au niveau de la réponse à quelque chose qui n’a pas été beaucoup médiatisé, mis à part le bulletin de l’arrondissement, le journal local et nos réseaux Facebook, très peu de gens de l’extérieur en ont parlé. Je crois (à vérifier avec James) que nous en sommes à 3 ou 4000 visiteurs de l’application avec autour de 300 réponses complétées et commentées… c’est une bonne première. Il est important selon moi de poursuivre l’expérience dans le futur tout en l’améliorant, le raffinant. Par exemple en mettant des notions de revenus, pour se payer des projets d’aménagements urbains qui coûtent cher, pensez-vous qu’on devrait mettre une taxe spéciale, une plus grande tarification de certains services, augmentation des parcomètres sur notre réseau local, ou encore instaurer des zones de parco-jour pour les visiteurs réguliers (travailleurs, etc.), ou autre ? Si on veut vraiment ouvrir aux citoyens, il faudra mettre des notions de revenus, pas juste des dépenses courantes…

4. Comment comparer un exercice tel que BudgetPlateau a une consultation traditionnelle, comme celle qui a été effectuée en 2005-2008?

C’est complètement différent, la formule de l’ancienne administration, bien qu’elle avait le mérite d’être novatrice pour le Plateau (le seul arrondissement à avoir essayé quelque chose du genre au Québec), avait de grandes lacunes, notamment en n’ayant impliqué peu les fonctionnaires dans le processus. Les limites aussi d’avoir mis seulement le budget d’investissement sans y mettre des notions des dépenses courantes et des revenus… alors qu’on était dans un contexte budgétaire difficile… la participation diminuant, malgré de grandes dépenses pour encadrer le processus (Animation, documentation, promotion), nous sentions (moi comme citoyen à l’époque) que c’était plus un exercice de récupération politique qu’un vrai exercice de démocratie participative.

Mais cela a aussi eu le mérite de sensibiliser les gens au budget… mais à quel prix? Nous reprenons la formule plus consultative au début avec un forum puis cette application web, sans prétention, mais nous savons qu’avant d’aller plus loin dans une forme ou une autre de budget participatif, nous devons fournir des outils d’éducation et de sensibilisation à la population du Plateau pour comprendre les notions d’un budget d.arrondissement. Cela fait partie d’une étape fondamentale à tout processus de budget participatif. Et surtout à beaucoup moins de frais que l’ancienne formule. Il n’est plus question de dépenser des centaines de milliers de dollars sur 3 ans afin de faire voter par un petit groupe restreint 1 ou 2 millions de dollars. C’est inacceptable!

5. Que diriez-vous à d’autres municipalités qui songent à adopter une application similaire?

Allez-y, faites confiances à vos citoyens, mais ne le faites pas en vase clos, il est très important de se donner en même temps des rendez-vous physiques pour alimenter et compléter ces rendez-vous virtuels. Les deux vont ensemble. Notre forum du 25 mai a rejoint près de 130 personnes, nous en organisons un 2e en septembre dans le but de donner les résultats de l’application et rendre des comptes sur les nouveaux défis budgétaires que nous devons faire face présentement. En même temps ce rendez-vous servira à mettre la table pour l’an prochain pour à la fois améliorer la formule et faire plus de place à la participation citoyenne dans le processus décisionnel entourant le budget de l’arrondissement.

6. D’autres commentaires?

Pour moi ce type d’outils en est un d’éducation populaire qui permet aux citoyens de prendre sa place au sein des administrations, dans un contexte que la participation aux élections est en chute libre… La démocratie participative va-t-elle soutenir à renverser cette tendance ? Des outils du web comme cette application, est-il un exemple d’outil qui permettrait d’intéresser de nouveaux citoyens (comme les jeunes) sur les enjeux locaux ?

Lors du dernier Hackathon organisé par Montréal Ouvert, Stéphane Guidoin a commencé le travail sur un simple site web pour d’afficher les chantiers de construction au Québec et permettre aux citoyens de mieux naviguer dans leur ville.

Le site de Stéphane, ZoneCone.ca, permet d’indiquer un trajet et par la suite de visualiser tous les chantiers qui affecteront cet itinéraire. En créant un compte gratuit sur le site, vous aurez la possibilité de recevoir des mises à jour quotidiennes lorsque les modifications seront apportées aux chantiers. Lors du point de presse au sujet des travaux routiers à Montréal le 19 août dernier, la Ville et le gouvernement provincial ont indiqué qu’ils réfléchissaient à créer un site web pour faciliter la communication autour des chantiers. (Article CyberPresse) Or, le voilà déjà fait!

Comme le travail de Stéphane le démontre, ce dont le Québec a besoin est avant tout des données brutes sur les chantiers de construction c’est-à-dire des données concernant l’emplacement des travaux, les heures d’ouverture des routes, les restrictions de voies, etc. L’imagination et le talent de la communauté technologique prendront ces données et créeront des solutions, sans que le gouvernement ait besoin de dépenser de l’argent public. Si le gouvernement offre ses données, Montréal Ouvert est convaincu que nous verrons de plus en plus de solutions innovatrices apportées par les citoyens.

Avec le soutien de la Ville ou du gouvernement du Québec, on peut également imaginer d’autres fonctionalités telles qu’un lien avec les transports en commun, le co-voiturage ou encore des recommendations de routes alternatives.

Pour mieux comprendre les défis, la motivation ainsi que le site web, voici une brève entrevue que nous avons effectué avec le développeur.

Bonjour Stéphane Guidoin, comment est venue l’idée de ZoneCone.ca?

L’idée m’est venue à l’esprit assez après avoir acheté une voiture. J’ai rapidement expérimenté les plaisirs de l’embouteillage surprise causé par des travaux. Étant régulièrement à la recherche d’idées pour démontrer l’utilité des données ouvertes, je me suis demandé s’il serait possible de trouver des informations provenant d’institutions gouvernementales permettant de signaler efficacement les chantiers.

Plus globalement ceci découle aussi d’une volonté d’envisager différemment la mobilité humaine, peut-être moins basée sur l’habitude (celle de prendre son auto et de suivre un chemin automatique) et faisant plus appel à la réflexion et à l’utilisation d’information et d’outil nous aidant à faire des choix plus inspirés.

Quels ont été les principaux défis?

Le premier fut évidemment de trouver des informations pertinentes. Il s’est vite trouvé qu’autant la ville de Montréal que le Ministère des transports du Québec proposaient sur leur site web, de manière plus ou moins directe, des données géolocalisées, fournissant ainsi les bases pour une application comme celle élaborée (à noter qu’à ce niveau, nous sommes assez bien lotis. Ce ne sont pas toutes les villes et provinces canadiennes qui disposent de cette information).

Ces données n’était pas toujours prévues pour être utilisées comme source d’information, il a fallu élaborer quelques méthodes d’extraction de données et de réconciliation de différentes sources. C’est ce qui demeure le plus instable actuellement.

Le reste, c’est surtout de la cuisine. Non pas que le développement était facile, mais Internet fournit un montant d’information colossal pour réaliser ce type de projet.

Combien d’heures de travail ont été effectuées pour créer le site web?

Difficile à dire car l’effort a été très fragmenté depuis que j’ai débuté le projet, en février. Surement qu’un chiffre de 200-300 heures serait réaliste.

Comment est-ce que les gouvernements montréalais et québécois pourraient faciliter le travail de développeurs de logiciels comme vous?

Le point le plus important est d’avoir des données qui sont prévues pour être publiées et analysées par des systèmes informatisés. L’aspect publication nécessite de mettre en place des règles du jeu. Exemple qui me donne encore beaucoup de fil à retordre: lorsqu’un chantier disparaît, est-ce que cela veut dire qu’il est terminé quand bien même sa date de fin prévue n’est pas encore atteinte ?

Rendre le contenu accessible pour des outils informatiques permet d’automatiser le traitement de l’information. L’intérêt d’une application comme ZoneCone.ca, c’est de déterminer que tel jour un chantier s’active et de prévenir les usagers concernés. Mais si la date est perdue dans une phrase plutôt que clairement identifiée, l’application ne peut pas l’extraire et donc perd de sa valeur. L’exemple peut sembler anodin, mais pour chaque nouveau chantier déclaré, je dois vérifier les dates de début et de fin et si nécessaire essayer de les déterminer pour que l’application puisse fournir des informations utiles aux utilisateurs.

Ce sont des points très techniques mais pourtant tellement importants pour faire le lien entre des systèmes complexes et des citoyens qui à juste titre veulent une information les concernant directement.

Ceci étant dit, la base est de fournir une information à jour. Ainsi d’énormes travaux qui se déroulent depuis quelques jours à coté de chez moi ne sont pas annoncés par le Ville…

Avez-vous besoin d’aide, de ressources ou autres besoins pour améliorer l’application ZoneCone.ca

Oui! Toute aide est bonne à prendre. L’application est développée avec des technologies web assez classiques et toute paire de mains valide et volontaire pourrait permettre de développer de nouvelles fonctionnalités.

À terme, j’espère aussi pouvoir solliciter l’aide des utilisateurs moins technophiles en permettant à chacun de commenter ou noter les travaux en cours pour rendre l’information encore plus pertinente et précise.

Merci pour vos réponses Stéphane!

Voici un court vidéo de 10 minutes sur le besoin de densifier nos villes et d’utiliser des technologies et de l’information pour réduire notre consommation d’énergie. Il est clair que l’utilisation des données publiques permet de réduire nos besoins énergétiques. Si plus de gens ont accès aux informations de transport public, bixi, Communauto, et autres — nous pourrions plus facilement remplacer l’usage de nos voitures avec ces modes de transport.

Pour les citoyens, les technologies numériques ont révolutionné les façons de s’informer, d’acheter, de s’instruire, de travailler, d’obtenir des services et de se divertir. Cette r-évolution a pour conséquence d’élever les attentes de la population à l’égard de son gouvernement. C’est pourquoi, depuis janvier 2011, le gouvernement du Québec mène un exercice de consultation intitulé Consultation publique sur le Web 2.0 pour améliorer son utilisation du Web 2.0 et de ses réseaux sociaux.

Une telle réflexion est nécessaire afin de permettre au gouvernement du Québec de mieux répondre aux besoins des Québécois dans un souci de transparence, de collaboration et de participation. Mais un principe fondamental du Web 2.0 est que l’initiative vient de ses utilisateurs. Alors, après un premier grand recensement auprès des ministères et organismes (MO) publics l’hiver dernier, place à la cybercommunauté québécoise.

Nous sommes invités à partager notre connaissance de projets pilotes en cours sur le Web 2.0, de pratiques prometteuses, actuelles et à venir, ou simplement nos idées sur les avenues souhaitées pour une démocratisation et une transparence accrue de l’information gouvernementale.

Pour ce faire, les Québécois ont l’occasion, sur le site de la Consultation, d’exprimer leur opinion en commentant et en votant sur les idées proposées sous quatre thématiques: gouvernement ouvert; transparence gouvernementale; participation citoyenne; et collaboration interne.

Nous nous devons tous d’être activement associés à cette réflexion qui servira à la formulation des recommandations adressées au premier ministre du Québec par un groupe de travail en décembre 2011. Le succès de cette initiative dépend de nous! Pour vous incitez à participer, nous vous présentons ci-dessous l’article de MontréalOuvert sous la thématique du gouvernement ouvert. N’oubliez pas de voter pour nous!

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Une politique de données ouvertes pour le Québec

Les enjeux de communication entre la province et les citoyens sont éminemment liés à l’appropriation des nouvelles technologies par la province elle-même. L’importance de tirer partie du Web pour offrir un accès plus clair et plus facile à l’ensemble des citoyens préconise une démocratisation des données civiques de la province.

Cette approche servirait à stimuler l’innovation et l’engagement citoyen chez les jeunes en les outillant de manière à ce qu’ils soient mieux représentés et mieux équipés pour avoir un plus grand impact sur les décisions et les services offerts par la province.

Importance de l’accès à l’information:

Dans un monde où la quantité d’information disponible augmente constamment, la rapidité et la facilité d’accès à celle-ci est cruciale. La province du Québec offre déjà de l’information librement consultable par Internet, mais certaines barrières empêchent sa diffusion et son exploitation. Prenons l’exemple de l’état des patinoires en hiver à Montréal : les informations sont compilées dans un document PDF, téléchargeable par Internet. Le support de cette information pose deux problèmes :

une personne souhaitant se tenir au courant devra à chaque fois télécharger le document, l’ouvrir, aller à la page où figure sa patinoire, et regarder l’information

les données du document PDF étant difficilement récupérables, cela limite la possibilité de créer une application utilisant ces données, telle une carte interactive du type Google Maps présentant les patinoires ouvertes à Montréal.

De par le monde, on constate qu’un nombre croissant de citoyens s’approprient les nouvelles technologies pour créer des applications qui vont améliorer leur quotidien et celui des autres : qu’il s’agisse de faciliter l’accès aux horaires de transport en commun, de connaître rapidement l’historique des inspections alimentaires d’un restaurant ou de mieux suivre ce qu’il se passe à l’Assemblée nationale, il s’agit toujours de mieux tirer profit des informations et des services offerts par la province et le gouvernement.

Au-delà des initiatives citoyennes, un accès plus ouvert aux données produites par la province ouvre les portes à l’innovation. Que ce soit pour des chercheurs ou des entrepreneurs, des données librement accessibles dans des formats ouverts constituent un terreau fertile sur lequel construire des études, ainsi que de nouveaux produits et services.

Les données ouvertes / « open data »

Le processus d’ouverture des données a pour objectif principal de rendre les données publiques accessibles aux citoyens, selon les critères suivants :

1. Qu’elles soient disponibles dans un format réutilisable :

Le format PDF est uniquement destiné à l’impression et il se prête mal à la réutilisation des données.

2. Que le format des données soit standardisé :

Des données de même nature sont parfois disponibles à différents endroits, avec des représentations particulières. Il devient donc impossible de traiter l’ensemble des informations de manière générale.

3. Que l’ensemble des données soit facilement accessible :

Plutôt que d’avoir à multiplier les recherches sur différents sites, les données relatives à la province devraient être accessibles à partir du même endroit, par exemple http://donnees.gouv.qc.ca

4. Que les données soient permanentes :

Une application utilisant des données publiées par la province pourrait ne plus fonctionner, ou mal fonctionner si les données sont supprimées ou déplacées.

5. Que les données soient libres de droits :

Les données relatives au taux d’occupation des données Bixi sont déjà accessibles par Internet, mais il y a une zone grise sur le droit d’utiliser ces données. Peut-on les archiver ? Peut-on créer une application qui se base sur celles-ci ?


L’ambassade française à Londres vient de dévoiler un rapport sur les activités des données ouvertes et gouvernements ouverts en Angleterre. Voici la description du rapport gratuit:

Après les Etats-Unis en 2009, puis le Royaume-Uni en 2010, de plus en plus de pays s’engagent dans l’ouverture de leurs données. Promue par les militants open data, portée par la société civile et les acteurs du web, la mise en ligne des données publiques répond à un triple objectif : encourager l’innovation par la réutilisation des données, participer à la transparence de l’état et offrir une nouvelle forme de services publics aux citoyens.

Le Royaume-Uni, sous l’impulsion notamment de Tim Berners-Lee, créateur du world wide web, a officiellement lancé son portail data.gov.uk en janvier 2010. Plus d’un an après, le site a permis d’ouvrir plus de 6.000 jeux de données ainsi que la création de plusieurs applications. Si data.gov.uk et l’organisation de la politique open data sont encore en développement, le Royaume-Uni n’en constitue pas moins un modèle à suivre tant sur le plan technique que sur le pilotage administratif.

Au-delà des informations publiques, l’impact de l’ouverture des données, indépendamment de leur nature, est conditionné par les avancées scientifiques et technologiques du web. Là aussi, le Royaume-Uni, qui a vu naître la Science du web, se montre à la pointe.

Dans une première partie, le rapport introduit les enjeux démocratiques et économiques des données publiques. La seconde partie est consacrée à la politique open data du Royaume-Uni, la troisième, à la présentation de data.gov.uk avec un retour sur expérience un an après le lancement du portail. La quatrième partie présente les enjeux scientifiques et technologiques associés à l’open data. Enfin, en guise de conclusion, la dernière partie est intitulée »quels enseignements pour l’ouverture des données publiques en France ? ».

mercredi 27
juillet
2011

Open Government Data Camp

 

L’an dernier, Jonathan Brun a participé au Open Government Data Camp à Londres (compte rendu ici) où des représentants de Data.gov, Data.gov.uk, la banque Mondiale et des citoyens de tous les coins du globe ont réfléchi aux enjeux autour des données ouvertes. Cette année la conférence se tient à Warsaw en Pologne le 20-21 octobre et ils cherchent de l’aide.

Pour tous ceux et celles qui s’intéressent aux données ouvertes, cette conférence et une véritable rencontre essentielle.

 

Récemment, la ville de New York a produit un rapport sur son plan digital intitulé « Digital City – acheiving New York City’s Digital Future« . Ce rapport offre un survol des opportunités et des défis qui confortent la ville et il insiste sur l’importance des données ouvertes.

Pour établir un « gouvernement ouvert », la ville de New York promet de créer une plateforme NYC digitale, d’offrir un forum centralisé pour recevoir des commentaires des citoyens, d’aider à la visualisation des données avec des infographies interactifves et de monter un lieu centralisé pour retrouver les applications qui utilisent des informations municipales New Yorkaises.

En plus de ses nouvelles actions, le rapport souligne de nombreuses applications qui ont déjà été créé et qui sont utilisé par des millions de New Yorkais. Ce rapport représente un pas important vers l’avant et démontre que les démarches à New York portent déjà leurs fruit. Notamment, le rapport souligne le fait que, « New York City runs the most advanced municipal Open Data initiative on the globe, with over 350 government data sets that serve as the backbone for independently created applications that attracted over $6 million in private investment. » Oui, vous avez bien lu, ils ont déjà obtenu plus de six-millions de dollars d’investissements à cause de leur plateforme de données ouvertes.

Montréal Ouvert a déjà souligné que le retard qu’a pris Montréal par rapport aux autres villes va nuire à la croissance des entreprises montréalaises en TI. Ces 6 millions investis à New York vont permettre à des entreprises de créer des logiciels, des sites web, et des plateformes mobiles pour traiter les données publiques. Lorsque Montréal rendra ses données ouvertes, les entreprises étrangères intégreront les informations montréalaises dans des solutions existantes, mais les postes et les profits resteront à New York.

Le monde du web et des TI bougent à une tel vitesse foudroyante que les gouvernements ne sont pas capables de suivre. Il est donc essentiel que les gouvernements mettent en place des politiques et des programmes offrant les ingrédients de bases — les données — aux informaticiens pour qu’ils puissent créer de la valeur pour tous les Montréalais.

Sur une autre note, New York vient de devancer Boston comme deuxième ville technologique après San Francisco.

L’arrondissement du Plateau Mont-Royal a récemment lancé un budget interactif en ligne qui permet aux citoyens de soumettre leurs recommandations de modifications.

Avec budgetplateau.com, les citoyens peuvent manifester leurs choix entre de nombreuses options comme augmenter les services de déneigement, réduire les heures d’ouverture des bibliothèques et des piscines, ou se doter d’une deuxième équipe de remplissage de nids de poules, pour ne nommer que ces quelques possibilités.

Pour pouvoir soumettre son budget à la ville, le résultat de l’exercice doit toutefois être équilibré . Alors mettez votre chapeau de gestionnaire responsable!

Ce projet est la réalisation de James McKinney, le même développeur qui a créé PatinerMontreal.ca et qui a travaillé sur Resto-Net.ca.

Si vous habitez dans le Plateau, nous vous encourageons à créer votre budget et à le soumettre à la ville. Contrairement à des rencontres publiques, qui demeurent bien évidemment essentielles, des applications web telles que http://www.budgetplateau.com/ permettent aux citoyens de faire connaître plus facilement leurs besoins et leurs priorités de façon à contribuer à l’amélioration de leur ville. On espère que d’autres arrondissements, voire la ville elle-même, adopteront bientôt cette forme d’interaction citoyenne.